Les lois du compte du Omer | Demandez au rabbin en ligne - Site SHEILOT

Les lois du compte du Omer

S’il s’est trompé dans le compte : doit-il bénir de nouveau
1.
S’il s’est trompé dans le compte et s’en souvient dans le délai de « tokh kedei dibbour », il se corrige immédiatement et ne répète pas la bénédiction, même si au moment de la bénédiction il avait l’intention de dire un compte erroné. S’il s’en souvient après ce délai, il reprend et récite la bénédiction. [1]

A oublié de compter la nuit
2.
Celui qui a oublié de compter le Omer la nuit comptera le jour sans bénédiction et continuera les nuits suivantes à compter avec bénédiction. S’il a oublié aussi le jour, il continuera les nuits suivantes sans bénédiction. [2]

Doute s’il a compté
3.
Celui qui doute s’il a compté, ou s’il a compté correctement, même s’il lui semble plus probable qu’il n’a pas compté ou pas correctement, continue à compter avec bénédiction, car il s’agit d’un double doute. De même, s’il doute avoir manqué plusieurs jours, il peut continuer avec bénédiction. [3]

A compté après le coucher du soleil du lendemain
4.
S’il ne s’est souvenu de compter qu’après le coucher du soleil du lendemain, tant qu’il a compté dans les 13 minutes et demie suivant le coucher du soleil, il continue à compter avec bénédiction. [4]

Femmes
5. Les femmes qui souhaitent compter le Omer devraient de préférence compter sans bénédiction, sauf si elles sont certaines de n’oublier aucun jour et de ne pas se tromper. [5]

Enfants
6. Un enfant arrivé à l’âge de l’éducation doit être habitué à compter chaque jour avec bénédiction ; s’il a manqué un jour, il comptera désormais sans bénédiction. [6]

Un mineur devenu bar-mitsva
7.
Si un mineur devient majeur pendant les jours du compte : s’il a manqué un jour lorsqu’il était mineur, il comptera sans bénédiction même après sa majorité. S’il a compté tous les jours lorsqu’il était mineur, les décisionnaires récents discutent ; en pratique, il compte avec bénédiction. [7]

Connaître le nombre des jours
8.
A priori, il faut connaître le nombre du jour avant la bénédiction. A posteriori, s’il est resté silencieux après avoir béni jusqu’à entendre son ami compter, puis a compté comme lui, il est quitte. [8]

Manger avant le compte
9. Après le coucher du soleil, il est interdit de manger avant d’avoir compté le Omer, sauf si l’on établit un rappel. Un réveil sur lequel est explicitement écrit « Sefirat HaOmer » peut être considéré comme un tel rappel. [9]

A compté les jours et non les semaines
10. S’il n’a dit que le nombre des jours sans mentionner les semaines, il doit recompter sans bénédiction. S’il a oublié, les jours suivants il compte avec bénédiction. [10]

A compté les semaines et non les jours
11.
S’il n’a dit que le nombre des semaines et non celui des jours, lorsque c’était un jour achevant une semaine, comme le septième ou le quatorzième, il doit recompter avec bénédiction ; s’il a oublié, il comptera ensuite sans bénédiction. Si c’était au milieu de la semaine, par exemple le huitième jour, et qu’il a dit : « Aujourd’hui une semaine et un jour du Omer », il recomptera a priori sans bénédiction ; s’il a oublié, il est quitte a posteriori et comptera ensuite avec bénédiction. [11]

S’est trompé dans le nombre des semaines
12.
S’il a dit correctement les jours mais s’est trompé dans les semaines, il recompte a priori sans bénédiction ; a posteriori, il compte les jours suivants avec bénédiction. [12]

Son ami lui a demandé quel jour on est
13.
Si son ami lui a demandé : « Combien aujourd’hui ? » et qu’il a répondu : « Aujourd’hui tant et tant », avant d’avoir lui-même compté avec bénédiction, il recomptera ce jour-là sans bénédiction. [13] Cela ne concerne que la première semaine, où il n’y a pas encore de compte des semaines. Après qu’une semaine est achevée, puisqu’on compte aussi les semaines, s’il n’a dit à son ami que le nombre des jours sans les semaines, il est évident qu’il n’avait pas l’intention d’accomplir la mitsva, et il peut recompter avec bénédiction. S’il n’a pas recompté, il peut néanmoins continuer les jours suivants avec bénédiction, car en cas de doute on s’appuie sur la majorité des richonim selon lesquels chaque jour est une mitsva indépendante. [14]

A demandé si aujourd’hui est tel jour
14.
Celui qui demande à son ami : « Aujourd’hui est-il tant de jours du Omer ? » et mentionne le bon compte, peut ensuite compter avec bénédiction, car il l’a dit sous forme de question, ce qui n’est pas la manière de compter. Même si un compte prononcé par doute était considéré comme un compte, sous forme de question il ne l’est pas. [15] [16] S’il n’a pas recompté, il y a doute s’il peut compter les jours suivants avec bénédiction.

A dit : aujourd’hui Lag BaOmer
15.
S’il a dit : « Aujourd’hui Lag BaOmer », il recompte avec bénédiction. De même, celui qui a mentionné le nombre du jour dans le cadre de son étude n’a pas perdu la bénédiction. [17] [18]

A écrit : aujourd’hui tant et tant
16. S’il a écrit : « Aujourd’hui tant et tant du Omer », il recompte avec bénédiction. S’il n’a pas recompté, il y a doute s’il peut continuer à compter avec bénédiction. [19]

A compté correctement puis s’est repris dans tokh kedei dibbour
17.
S’il a compté correctement puis, dans tokh kedei dibbour, a recompté incorrectement, il continue avec bénédiction, car ce délai sert à corriger et non à détériorer. [20]

A entendu du hazan
18.
S’il a oublié de compter mais a entendu le compte du Omer du hazan, il continue à compter avec bénédiction. [21]

Dans la Amida et se souvient près du coucher du soleil
19.
Celui qui se trouve dans la Amida de Minha près du coucher du soleil et se souvient qu’il n’a pas compté la veille ne doit pas interrompre sa prière. Mais s’il termine dans les 13 minutes et demie après le coucher du soleil, il comptera sans bénédiction et pourra continuer ensuite avec bénédiction. [22]

Craint d’oublier
20.
Celui qui craint d’oublier un des jours, ou sait qu’il ne pourra pas compter toute la période sans interruption, par exemple en raison d’un long traitement sous anesthésie, commencera à compter avec bénédiction ; ce n’est pas comparable à une femme, qui n’est pas obligée selon le strict principe. [23]

Un officiant qui a oublié
21.
Un chaliah tsibbour qui a oublié de compter le Omer ne doit pas demander à son ami de ne pas bénir afin de pouvoir bénir lui-même pour l’acquitter. Toutefois, celui qui est indulgent a sur qui s’appuyer. [24]

Avancer Arvit
22.
A priori, on ne doit pas prier Arvit pendant les jours du compte avant le coucher du soleil, même la veille de Chabbat. Si l’on a prié plus tôt, on ne comptera pas le Omer avant la sortie des étoiles, et l’on ne mangera pas avant d’avoir compté. [25]

-- Coupe de cheveux pendant les jours du Omer --

Interdiction de se couper les cheveux
23
. On ne se coupe pas les cheveux et on ne se rase pas pendant le Omer. Une moustache qui gêne pour manger peut être taillée ; si elle ne gêne pas, c’est interdit. [26]

Femmes
24. Les femmes mariées et les jeunes filles séfarades en période de chidoukhim peuvent se couper les cheveux. Les femmes ashkénazes peuvent s’appuyer sur l’opinion indulgente en cas de besoin. [27]

Enfants
25. Même pour les enfants, on a l’usage d’être strict et de ne pas couper les cheveux pendant les jours du compte ; mais en cas de besoin, par exemple si les cheveux dérangent l’enfant, c’est permis. La coupe de « halaké » est permise pendant le Omer, mais l’usage est d’attendre Lag BaOmer. [28] [29]

Participants à une brit
26.
Le père de l’enfant et le sandak peuvent se couper les cheveux depuis la veille de la brit, vers le soir, à partir de minha ketana. Si la brit a lieu dimanche, en cas de nécessité pressante ils peuvent déjà le faire vendredi. Selon l’usage du Arizal, on ne coupe pas les cheveux pendant tous les jours du compte, même pour une brit mila. [30]

À Lag BaOmer
27.
A priori, on ne se coupe pas les cheveux avant le jour de Lag BaOmer. En cas de nécessité pressante, les Ashkénazes peuvent le faire dès la nuit de Lag BaOmer. Les Séfarades peuvent, en cas de nécessité pressante, le faire la nuit du trente-quatrième jour, mais a priori seulement le jour du trente-quatrième. [31]

Après Lag BaOmer
28.
L’usage répandu est que les Ashkénazes se coupent les cheveux à partir de Lag BaOmer et les Séfarades à partir du trente-quatrième jour. Toutefois, le Louah Eretz Israël rapporte qu’on ne permet qu’à partir de Roch Hodech Sivan, et certains seulement à partir des trois jours de hagbala.

Usage du Arizal
29.
Ceux qui suivent le Arizal ne se coupent pas les cheveux avant la nuit du quarante-neuvième jour du Omer. En cas de besoin, on peut le faire le quarante-huitième jour, et même la nuit du quarante-huitième. [32]

-- Musique et réjouissances pendant le compte du Omer --

Écouter de la musique
30.
Une personne en bonne santé physique et psychique ne doit pas écouter de mélodies et de chansons pendant le Omer. Celui dont l’état psychique est très bas et que la musique aide peut écouter. [33]

Musique vocale
Même pour des chants vocaux émouvants qui ne sonnent pas comme une musique ordinaire, bien qu’il ne faille pas protester contre ceux qui sont indulgents, l’usage est de s’en abstenir aussi.

Enfants
31. Les enfants avant l’âge de l’éducation, c’est-à-dire jusqu’à six ans, peuvent écouter ; même si les adultes entendent la mélodie en arrière-plan, il n’y a pas d’interdit, puisqu’ils n’ont pas l’intention d’écouter ni d’en profiter. [34]

Lors d’un repas de mitsva
32.
Il faut s’abstenir de chants et de musiques même lors d’une seoudat mitsva, comme une brit, un pidyon haben, une bar-mitsva en son temps ou un siyoum. Pour de la musique enregistrée, il y a lieu d’être indulgent si l’on a toujours l’habitude d’en mettre à ces joies durant l’année. Après Lag BaOmer, on peut être indulgent et faire venir un orchestre à ces repas même selon ceux qui observent le deuil ces jours-là. [35] [36]

Musique d’accompagnement
33.
Une musique d’accompagnement, par exemple en fond d’un récit, ainsi que la musique pour l’étude si l’on a commencé avant les jours du compte, et la musique à but thérapeutique, sont permises. [37]

Chant vocal
34.
Chanter sans instruments est permis seul ; en public, certains s’en abstiennent. [38]

Nuit de Lag BaOmer
35. Les chants la nuit de Lag BaOmer : on n’écoute pas de musique la nuit de Lag BaOmer, mais si c’est en l’honneur du Tanna Rabbi Chimon bar Yohaï, c’est permis. [39]

Après Lag BaOmer
36.
Musique après Lag BaOmer : certains ont l’usage d’écouter, mais la Michna Broura a tranché qu’il ne faut pas être indulgent avant Roch Hodech Sivan, et c’est ainsi qu’il convient d’agir. [40]

-- Mariages pendant les jours du compte --

Pour les Ashkénazes
37.
Les Ashkénazes peuvent a priori célébrer des mariages le jour de Lag BaOmer, et les Séfarades le trente-quatrième jour. En cas de nécessité pressante, par exemple difficulté à trouver une salle, les Ashkénazes peuvent se marier la nuit de Lag BaOmer. [41]

Pour les Séfarades
38.
Les Séfarades ont l’usage de permettre les mariages à partir du trente-quatrième jour. Les Ashkénazes en Eretz Israël ont l’usage de ne pas faire de mariages avant le mois de Sivan ; à partir de Roch Hodech, les usages varient : certains attendent le 3 Sivan, d’autres le 2 Sivan, et d’autres dès Roch Hodech. [42]

À la joie d’un ami
39.
Celui qui observe l’interdit après Lag BaOmer et a été invité à la joie d’un ami peut y aller ; même s’il profite des chants ou danse, il a sur qui s’appuyer. [43]

Entrée d’un Séfer Torah
40.
Un orchestre lors d’une hakhnassat Séfer Torah : jusqu’à Lag BaOmer, il faut être strict ; après Lag BaOmer, on peut être indulgent a priori. Beaucoup ont l’usage d’introduire un Séfer Torah après Roch Hodech Sivan. [44]

-- Achats et bénédiction de Chéhé’héyanou pendant le Omer --

Achat de vêtements
41. Il est permis d’acheter des vêtements sur lesquels on ne récite pas Chéhé’héyanou. Pour des vêtements coûteux sur lesquels on récite Chéhé’héyanou, certains s’abstiennent, mais selon le strict principe c’est permis. [45]

Avec l’intention de les inaugurer après le compte
42.
Celui qui achète des vêtements avec l’intention de les porter pour la première fois après les jours du compte peut les acheter a priori même pendant le Omer. [46]

Achat d’une voiture et de meubles
43.
Une personne mariée peut acheter une voiture, des meubles et des appareils électriques coûteux pour la maison, car elle récite alors Hatov Véhamétiv et non Chéhé’héyanou, puisque les membres du foyer partagent le bénéfice. Les célibataires, qui récitent Chéhé’héyanou, sont parfois stricts. [47]

Achat d’un fruit nouveau
44.
Certains s’abstiennent d’acheter et de manger un fruit nouveau ; pour Chabbat, c’est permis a priori. [48]

Un fruit nouveau s’est présenté à lui
45.
Si un fruit nouveau s’est présenté à lui en semaine, il peut le manger et réciter Chéhé’héyanou. Toutefois, si le fruit gardera sa fraîcheur jusqu’à Chabbat, il faut a priori attendre et le manger Chabbat. [49]

-- Lois diverses --

Peinture et rénovation de la maison
46.
Peindre et rénover la maison sont permis pendant les jours du compte. [50]

Déménagement
47.
Il est permis de déménager pendant ces jours, mais certains s’en abstiennent car ce sont des jours de rigueur.

Aller à la mer et à la piscine
48.
Il est permis d’aller à la mer et à la piscine pendant les jours du compte.