Acceptation du Shabbat ; prière avec une grande assemblée ou dans un lieu fixe
Question
Bonjour
1. Dans le cas où le mari fait rentrer Shabbat plus tôt, au Plag Hamin’ha (horaire devançant la tombée de la nuit)), à partir de quand la femme doit-elle, elle aussi, accepter sur elle le Shabbat ? Et peut-elle ne pas l’accepter en même temps que son mari, jusqu’à ce qu’elle allume les bougies ou à un autre moment ?
2. Quelle choix est préférable : la prière dans un grand Minyan (assemblée), car « בְּרֹב עָם הַדְרַת מֶלֶךְ » — « Dans la multitude du peuple est la gloire du roi » — est préférable, ou bien dans un Minyan plus restreint mais dans un lieu fixe, comme il est écrit : « כל הקובע מקום לתפילתו » — « quiconque fixe un lieu pour sa prière... » ?
Merci
Réponse
Shalom Ouvrakha,
1. Elle ne dépend pas de lui, et peut recevoir Shabbat quand elle le souhaite.
2. Dans le Michna Broura, il est expliqué que le lieu fixe est préférable. Voir les sources.
Source
Michna Broura (687, 7) :
On interrompt l’étude de la Torah, etc. — c’est-à-dire que, bien que l’étude de la Torah équivaille à toutes les Mitsvot, et même s’il s’agissait de l’étude de la Torah d’un grand groupe de cent personnes qui étudient dans une certaine maison d'étude, malgré tout il faut interrompre l’étude et aller la lire en public, en raison de « בְּרֹב עָם הַדְרַת מֶלֶךְ » — « Dans la multitude du peuple est la gloire du Roi ». Et le Hayé Adam a écrit : toutefois, celui qui prie toute l’année de manière fixe dans le Minyan qui lui est propre, où il prie habituellement, n’a pas besoin d’aller à la synagogue.
Sha’ar Hatzioun (687, 10) :
Et à mon humble avis, son intention est que l’endroit où il a l’habitude de prier est également un Beth Hamidrach (lieu d'étude), mais peu de personnes y prient ; il nous enseigne donc qu’il n’est pas tenu d’aller à la grande synagogue. Car, serait-ce à dire que toutes les petites synagogues de la ville seraient toutes tenues d’aller à la grande synagogue ? Mais si un particulier a un Minyan chez lui, même si son Minyan est fixe, il semble logique qu’il doive aller à la synagogue de la ville, en raison de la publication du miracle :