Annulation d’un engagement de retarder la fin de Yom Kippour — effectuée en position debout
Question
Toute l’année, je m’impose la rigueur de faire sortir Shabbat selon l’opinion de Rabbénou Tam (avis énonçant la tombée de la nuit plus tardivement), et à Yom Kippour aussi je termine le jeûne selon l’heure de Rabbénou Tam. Cette année, en raison d’un grand état de faiblesse, j’ai demandé à la fin de la prière d’Arvit, à la sortie du jeûne, à trois amis de la Yéchiva de procéder pour moi à une annulation des vœux concernant mon habitude stricte de suivre l’heure de Rabbénou Tam, et j’ai dit que si j’avais su que je serais aussi faible, je ne l’aurais pas accepté sur moi. Ils m’ont dit trois fois : "Cela t’est permis - מותר לך", mais ils ont fait la Hatara (l’annulation) en position debout. Ensuite, j’ai mangé avant l’heure de Rabbénou Tam.
A. L’annulation du vœu est-elle valable ?
B. Si l’annulation n’est pas valable, celui qui mange avant l’heure de Rabbénou Tam est-il considéré comme ayant mangé à Yom Kippour ?
Réponse
Shalom Ouvra'ha,
A. Toute Hatara, tant bien qu'elle soit fondée sur un regret rétroactif depuis l’origine de la formulation du vœu, peut être faite même en position debout.
B. Celui qui mange durant le laps de temps supplémentaire selon Rabbénou Tam, alors qu’il n’a pas accepté sur lui l’horaire de Rabbénou Tam autrement qu’en tant que ‘Houmra (degré de sévérité supplémentaire) et non comme une obligation halakhique, [comme vous l’avez écrit dans la question : « je m’impose la rigueur »], son statut est celui de quelqu’un qui a transgressé une rigueur, et non une interdiction.
De manière générale, concernant un « bon usage que l’on a observé trois fois » sans l’avoir formulé dans un langage de vœu, la déclaration faite après l’annulation des vœux la veille de Roch Hachana est efficace, et il n’est pas nécessaire de procéder à une annulation des vœux.