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Absorption par saumurage dans un liquide piquant

Question

Chalom kvod haRav,
 
 J’ai deux questions concernant la cachérisation des ustensiles par absorption (beliya) à travers le saumurage dans un liquide interdit qui est piquant (acide) :
 
 1. Lorsqu’il s’agit d’un ustensile (par exemple une citerne ou un camion‑citerne) qui a contenu un liquide interdit piquant, et qu’il est connu que l’acidité peut faire absorber le goût dans les parois de l’ustensile par saumurage en un temps relativement court (on discute pour savoir s’il s’agit d’environ 6 minutes ou d’environ 18 minutes), la cachérisation ultérieure doit‑elle se faire impérativement par une hagala complète (immersion dans de l’eau bouillante dans un premier récipient sur le feu), ou bien un simple irouï (versement d’eau bouillante) depuis un premier récipient suffit‑il, par exemple en versant de l’eau bouillante à partir d’une bouilloire ?
 Un lavage industriel à l’eau chaude d’environ 60 degrés peut‑il être considéré comme une cachérisation suffisante, en particulier lorsqu’il s’agit du mode de nettoyage habituel et recommandé pour ces citernes ?
 Je serais heureux de recevoir des références.
 
 2. Si nous disons qu’un liquide piquant peut, en peu de temps, faire absorber un goût d’interdit dans les parois de l’ustensile, pourquoi ne pas dire aussi qu’un liquide piquant cachère pourrait faire expulser et sortir ce qui a été absorbé, en vertu du principe « ké‑boléô kah polto » (« comme il absorbe, ainsi il rejette ») ?
 Autrement dit : si l’absorption s’est faite par saumurage dans un vinaigre/substance acide interdite, y a‑t‑il une raison de dire que la cachérisation pourrait se faire par saumurage dans une substance acide cachère qui provoquerait l’expulsion ?
 Y a‑t‑il quelqu’un qui ait discuté de cela, ou une source qui traite d’une telle possibilité ?
 
 Merci beaucoup.

Réponse

Chalom ou‑vracha.

1. La règle selon laquelle « le saumuré est comme le cuit » exige une véritable hagala. Dans de l’eau à une température où elle bout à gros bouillons (100 °C).

2. Cela n’est pas efficace.

On peut en apporter une preuve des lois du yaïn nesech, où l’on considère que trois remplissages d’eau pendant 24 heures sont efficaces, alors que pour les autres cas nous ne trouvons pas une telle chose. Et pourquoi cela ne suffirait‑il pas pour tout, en une seule fois, en laissant tremper 24 heures ? Il apparaît que le saumurage n’expulse pas le goût au même degré qu’il le fait absorber.

Et il n’y a là rien d’étonnant, car pour l’absorption à chaud, à la température de « yad soledet bo » (où la main se retire), on exige une hagala à un degré de chaleur où l’eau bout à gros bouillons. Ainsi, même si l’on dit « ké‑boléô kah polto » (« comme il absorbe, ainsi il rejette »), cela ne concerne que le type de procédé d’absorption et d’expulsion, comme l’irouï, la cuisson et le liboun. Mais l’absorption et l’expulsion ne fonctionnent pas avec une force égale.

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