Ceux qui sont dispensés du jeûne
Un malade sans danger vital
aleph Un malade sans danger vital, c’est-à-dire quelqu’un qui est alité ou dont tout le corps est malade et qui ne fonctionne pas, est dispensé du jeûne.
Celui qui souffre de migraine
beth Celui qui souffre de migraines, s’il ressent des maux de tête qui risquent de se transformer en migraine, est dispensé du jeûne.
Forte fièvre
guimel Celui qui a 38 degrés de fièvre est dispensé du jeûne.
Femme enceinte
daleth Les femmes enceintes doivent jeûner ; toutefois, si la grossesse n’est pas normale ou si l’hémoglobine est basse, elles sont dispensées du jeûne, et l’on posera la question à une autorité rabbinique.
Femme qui allaite
hé Les femmes qui allaitent doivent jeûner et bien se préparer [pendant les deux jours précédant le jeûne] en buvant beaucoup de boissons sucrées [après le jeûne aussi, il est recommandé de boire beaucoup — sucré]. Toutefois, si pendant le jeûne le nourrisson manquera de lait et en a besoin, elle boira normalement.
Accouchée
vav Une accouchée, jusqu’à trente jours après l’accouchement, est dispensée de jeûner, même si elle n’allaite pas.
Mineurs
zaïn Les enfants qui n’ont pas atteint l’âge des mitsvot sont dispensés du jeûne.
Viande et douceurs
heth Même celui qui ne jeûne pas ne mangera pas de viande ni de douceurs.
Lois du jeûne
Les interdits
teth À Ticha BéAv, il est interdit de manger et de boire, de se laver, de s’oindre, de porter des chaussures en cuir, d’avoir des relations conjugales, d’étudier la Torah et de saluer ; ces choses sont interdites depuis le coucher du soleil jusqu’à la sortie des étoiles du lendemain.
Lois du lavage
L’interdit
yod Se laver est interdit à Ticha BéAv, que ce soit à l’eau chaude ou froide ; il est même interdit de mettre un doigt dans l’eau.
Enlever une saleté
yod-aleph Se laver pour enlever une saleté est permis.
Un enfant sali
yod-beth Si un enfant s’est sali et doit être lavé, il est permis de le faire, même si les mains de l’adulte se mouillent pendant qu’il lave l’enfant.
Netilat yadaïm
yod-guimel La netilat yadaïm du matin se fait trois ou quatre fois [chacun selon son usage], seulement jusqu’à la fin des articulations des doigts.
Malade et enfant
yod-daleth Un malade et un enfant, avant de manger du pain, se lavent les mains normalement, et font aussi maïm a’haronim normalement. Les Cohanim avant la bénédiction sacerdotale se lavent les mains normalement.
Lavage des yeux
yod-hé Il est interdit de laver les yeux avec de l’eau le matin pour les nettoyer ; seulement après avoir essuyé ses mains après la netilat du matin, tant qu’elles sont encore un peu humides, il est permis de les passer sur ses yeux.
Rinçage de la bouche
yod-vav Rincer la bouche n’est permis qu’en cas de grande souffrance ; il faut veiller à pencher la tête vers le bas afin de ne pas avaler d’eau. De même, se brosser avec du dentifrice n’est permis qu’en cas de grande souffrance.
Après être allé aux toilettes
yod-zaïn Celui qui a fait ses besoins, grands ou petits : s’il va maintenant prier, il se lave les mains jusqu’à la fin des articulations des doigts ; s’il ne prie pas maintenant, les décisionnaires discutent s’il est permis de se laver les mains. C’est pourquoi, a priori, il touchera des endroits couverts du corps, et ainsi, selon tous les avis, il sera permis de se laver les mains.
Lavage des aliments
yod-heth Lorsqu’on cuisine et qu’il faut laver les aliments, il est permis de les laver même si les mains se mouillent automatiquement ; de même, il est permis de laver la vaisselle nécessaire à la cuisine du soir.
Une mariée dans les 30 jours
yod-teth Une mariée dans les 30 jours suivant son mariage peut se laver le visage afin de ne pas déplaire à son mari.
Lois de l’onction
Définition
kaf Il est interdit de s’oindre avec de l’huile ou du savon, même sur une partie du corps, pour le plaisir ; il est donc interdit de se maquiller et de se parfumer à Ticha BéAv, sauf pour une mariée dans les 30 jours suivant son mariage, afin de ne pas déplaire à son mari.
Pour raison médicale
kaf-aleph L’onction à des fins médicales est permise ; on peut donc mettre de la pommade sur une plaie, du baume sur des lèvres gercées par la sécheresse, et même une pommade contre les moustiques.
Pour enlever la souillure
kaf-beth L’onction pour enlever la souillure est permise ; on peut donc utiliser un déodorant pour éviter une mauvaise odeur, car ce n’est pas fait pour le plaisir. Mais si c’est fait pour une bonne odeur, c’est interdit.
Port de chaussures
Définition
kaf-guimel Il est interdit de porter des chaussures faites en cuir, et même si elles sont seulement recouvertes de cuir, c’est interdit.
Chaussures des enfants
kaf-daleth Concernant les chaussures d’un enfant, le ‘Hokhmat Adam (règle 152) estime qu’il n’y a pas d’obligation d’éducation pour un enfant à Ticha BéAv sur ce point, car cela comporte une souffrance. Cependant, de nos jours, où il est courant de trouver des chaussures de remplacement qui ne sont pas en cuir, il faut veiller même pour un enfant, même avant l’âge d’éducation, à ce qu’il ne porte pas de chaussures en cuir.
Saluer
Dire chalom
kaf-hé Il est interdit de dire « שלום » (« chalom », paix/bonjour) à son prochain à Ticha BéAv, et il est même interdit de dire « bonjour » , toutefois il est permis de bénir son prochain par exemple par « réussite » ou « mazal tov ».
Répondre
kaf-vav Aux personnes simples qui ne connaissent pas la loi et saluent, on répond doucement et avec gravité.
Hocher la tête
kaf-zaïn Il est permis de hocher la tête en signe de salut.
Ce qu’il est permis d’étudier et de lire à Ticha BéAv
Traité Moed Katan
kaf-heth Il est permis d’étudier le traité Moed Katan, chapitre trois [de la page 13b à 29a], et le Choulhan Aroukh, lois du deuil [Yoré Déa 340–403].
Traité Ta’anit
Kaf-teth. Il est également permis d’étudier à la fin du traité Ta’anit [de 28b à 30b, ainsi que dans le Talmud de Jérusalem] les lois en vigueur à Ticha BéAv. Ainsi que dans le Choulhan Aroukh, les lois de Ticha BéAv et les lois des jeûnes [du siman 549 au 580].
Aggadot de la destruction
lamed Ainsi que les aggadot de la destruction dans le traité Guittin [de 55b à 58a] et dans le traité Sanhédrin [de 96a à 96b, et de 104a à 104b] — tout ce qui relève des sujets liés à la destruction.
Sujets douloureux
lamed-aleph Il est permis de lire le livre Yosippon, ainsi qu’Eikha, le Midrach Eikha et ses commentateurs, les passages douloureux de Yirmiyahou ; les versets de consolation doivent être sautés, ainsi qu’Iyov et ses commentateurs.
Livres de calamités
lamed-beth Il est aussi permis de lire des livres sur l’histoire du peuple d’Israël aux différentes périodes de persécutions, ainsi que des livres sur la Shoah.
Livres de moussar
lamed-guimel Il est permis de lire des livres de moussar.
Tehilim
lamed-daleth Les décisionnaires discutent s’il est permis de dire les Tehilim ; on peut être indulgent pour les femmes ou pour un malade.
Moment de l’interdit
lamed-hé Toutes les lois écrites ci-dessus, depuis le paragraphe yod et suivants, sont interdites par la loi stricte ; elles sont donc interdites tout Ticha BéAv, du coucher du soleil jusqu’à la sortie des étoiles du lendemain. Il sera expliqué ci-dessous que certaines choses sont interdites par coutume [s’asseoir par terre et interdiction de travailler], et l’usage est de les interdire jusqu’à midi.
Usage de s’asseoir par terre
Chaise basse
lamed-vav L’usage est de s’asseoir par terre jusqu’à midi ; celui à qui il est difficile de s’asseoir par terre peut s’asseoir sur une chaise basse.
Personnes âgées et malades
lamed-zaïn Une personne âgée, faible, une femme enceinte ou une accouchée, pour qui il est difficile de s’asseoir sur une chaise basse, peuvent s’asseoir sur une chaise normale.
En voyage
lamed-heth En voiture et en autobus, il est permis de s’asseoir normalement.
Celui qui soulève le Séfer Torah
lamed-teth Celui qui soulève le Séfer Torah s’assoit sur une chaise normale.
Usage d’interdire le travail
Définition du travail interdit
mem La nuit de Ticha BéAv et le jour jusqu’à midi, l’usage est de ne pas faire un travail qui prend un certain temps ; on ne lavera donc pas la vaisselle et on ne rangera pas la maison jusqu’à midi. Mais une chose légère qui ne prend pas de temps, comme allumer une bougie, est permise. Après midi, l’usage est d’être indulgent pour tous les travaux, à condition de ne pas s’y installer de manière fixe.
Il ne voit pas de signe de bénédiction
mem-aleph Celui qui fait un travail à Ticha BéAv n’y voit pas de signe de bénédiction.
Ouverture des magasins
mem-beth L’ouverture d’une épicerie n’entre pas dans l’interdit de travail, mais les magasins qui ne vendent pas de nourriture sont interdits jusqu’à midi.
Lavage de la vaisselle
mem-guimel Il est permis de laver la vaisselle après midi. Si elle est nécessaire à Ticha BéAv même, on peut la laver avant midi, mais il vaut mieux utiliser des gants ; celui qui lave pour le repas du soir n’a pas besoin de gants.
Talit et tefilin à Ticha BéAv
À Cha’harit et à Min’ha
mem-daleth L’usage des Ashkénazes est de se couvrir du grand talit et de mettre les tefilin à Min’ha, et non à Cha’harit ; [le matin, on porte le talit katan sans bénédiction, et l’on ne tient pas les tsitsit à Baroukh Chéamar et au Kriat Chéma]. Certaines communautés orientales les portent à Cha’harit.
Malade
mem-hé Un malade qui mange : bien qu’il soit toujours interdit de manger avant de mettre les tefilin, à Ticha BéAv il est permis de manger à Cha’harit même s’il n’a pas encore mis les tefilin.
Dire Na’hem
mem-vav On dit « נחם » (« Console ») dans la prière de Min’ha, dans la bénédiction « וירושלים עירך » (« Et Jérusalem, Ta ville »). Même un malade qui ne jeûne pas le dit, et certaines communautés orientales disent « נחם » dans les trois prières.
Lois de la sortie du jeûne [et lois du 10 av qui tombe vendredi]
Lessive et coupe de cheveux
mem-zaïn Lessive, coupe de cheveux, lavage, bénédiction « שהחיינו » (« Qui nous a fait vivre ») et écoute de musique [comme le reste de l’année] sont permis aux communautés orientales dès la sortie du jeûne, et aux Ashkénazes depuis midi du 10 av.
Quand Ticha BéAv tombe jeudi
mem-heth Dans une année où le 10 av tombe vendredi, tout cela est permis dès le vendredi matin [même se laver pour le plaisir], et en cas de besoin on peut être indulgent pour tout ce qui précède dès la sortie du jeûne.
Viande et vin
mem-teth La viande et le vin sont permis depuis midi du 10 av. Pour les communautés orientales, ils sont permis depuis le 10 av après le coucher du soleil. Il est permis de goûter pour les plats de Chabbat.
Dans une année où Ticha BéAv est repoussé, ainsi que lorsque le 10 tombe vendredi, les lois diffèrent comme expliqué ci-dessous.
Netilat yadaïm
mem-teth Puisque le matin de Ticha BéAv la netilat yadaïm du matin ne se fait que jusqu’aux articulations des doigts, il faut veiller à se laver les mains normalement trois ou quatre fois à la sortie du jeûne.
Lois de Ticha BéAv qui tombe Chabbat et à la sortie de Chabbat
[Les prochaines années où Ticha BéAv tombera Chabbat : 5789, 5792, 5796, 5799, 5802, 5803, 5806, 5809, 5816, 5819, 5823, 5826, 5829. Les prochaines années où Ticha BéAv tombera à la sortie de Chabbat : 5785, 5805, 5808, 5812, 5832].
Vendredi de Chabbat ‘Hazon
Couper les ongles et laver le sol
noun En l’honneur de Chabbat, il est permis de couper les ongles et de laver le sol, et il est aussi permis de cirer les chaussures.
Goûter de la viande
noun-aleph Pour cuisiner pour Chabbat, il est permis de goûter de la viande et de la recracher [et certains permettent même d’avaler].
Coupe de cheveux selon l’usage séfarade
noun-beth Même les Séfarades qui ont l’usage d’interdire la coupe de cheveux seulement durant la semaine où tombe Ticha BéAv [et dans une année où Ticha BéAv tombe à la sortie de Chabbat, selon la loi stricte ils auraient pu se couper les cheveux toute la semaine], la veille de Ticha BéAv qui tombe Chabbat, on ne se coupe pas les cheveux et on ne se rase pas.
Immersion
noun-guimel Immersion au mikvé le vendredi : si l’on a l’habitude de s’immerger chaque vendredi, il est permis de s’immerger même le vendredi pendant les Neuf Jours dans un mikvé froid [et s’il n’y en a pas de froid — on peut être indulgent même avec chaud]. Concernant l’heure de l’immersion, voir la fin du paragraphe suivant.
Lavage
noun-daleth Lavage le vendredi de Chabbat ‘Hazon (pour les Ashkénazes) : celui qui a l’habitude de se laver à l’eau chaude chaque vendredi et ne l’a jamais annulé sauf cas de force majeure peut laver sa tête, son visage, ses mains et ses pieds à l’eau chaude et au savon ; le reste du corps est interdit même à l’eau froide. [La loi de celui qui souffre de transpiration a été expliquée plus haut.] Dans une année où Ticha BéAv tombe Chabbat, a priori il faut se laver avant midi ; s’il n’a pas eu le temps, il se lavera jusqu’à l’entrée de Chabbat.
Vêtements de Chabbat
noun-hé En l’honneur de Chabbat, il est permis de porter tous les vêtements de Chabbat normalement [après le lavage]. Les draps et la literie ne doivent pas être remplacés par du linge lavé même en l’honneur de Chabbat [et celui qui doit les changer les changera et fera coucher un enfant dessus quelques minutes].
Prendre Kali-Tzom
noun-vav Le Kali-Tzom doit être mélangé avant l’entrée de Chabbat dans un aliment ou une boisson de façon non visible.
Repas de Chabbat
Viande et vin
noun-zaïn Il est permis de manger normalement, même de la viande et de boire du vin ; tout cela est permis même au troisième repas, et il est même permis de mettre sur sa table des plats comme le repas de Chelomo au temps de sa royauté.
Zemirot de Chabbat
noun-heth Il est permis de chanter les zemirot de Chabbat normalement, comme chaque Chabbat.
Choses discrètes
noun-teth Le Chabbat où Ticha BéAv tombe, l’interdit s’applique aux choses discrètes ; mais lorsque la veille de Ticha BéAv tombe Chabbat, c’est permis.
Étude de la Torah le Chabbat
samekh Lorsque Ticha BéAv tombe Chabbat, les décisionnaires discutent s’il est permis d’étudier seulement les sujets permis à Ticha BéAv ou même les sujets interdits. De même, lorsque Ticha BéAv tombe à la sortie de Chabbat, ils discutent si, depuis midi de Chabbat, il est permis d’étudier seulement les sujets permis à Ticha BéAv ou même les interdits. En pratique, il a été tranché qu’il est permis d’étudier le Chabbat toute chose, même après midi jusqu’au coucher du soleil [tant lorsque Ticha BéAv tombe Chabbat que lorsqu’il tombe à la sortie de Chabbat].
Troisième repas
samekh-aleph Comme indiqué, il est permis de manger toute chose au troisième repas jusqu’au coucher du soleil [et il faut terminer le repas avant le coucher].
Au repas entre amis
samekh-beth Certains décisionnaires pensent qu’il ne faut pas s’asseoir à un repas entre amis pour le troisième repas ni agir joyeusement ; d’autres estiment que celui qui a l’habitude de manger avec ses amis ne doit pas s’en abstenir, car ce serait un deuil public.
Dire qu’il mange pour le jeûne
samekh-guimel Certains disent qu’il ne faut pas dire qu’on mange afin d’avoir la force de jeûner.
Acceptation du jeûne
Près du coucher du soleil
samekh-daleth S’il a terminé le troisième repas quelque temps avant le coucher du soleil, a récité Birkat Hamazon et n’a pas stipulé qu’il n’acceptait pas le jeûne, il peut encore continuer à manger jusqu’au coucher du soleil. Bien qu’une année normale il faille stipuler avant Birkat Hamazon qu’il n’accepte pas le jeûne, le Chabbat il n’est pas nécessaire de le faire, car Birkat Hamazon le Chabbat n’est pas considéré comme acceptation du jeûne.
Usage de retarder Arvit
samekh-hé Il existe des endroits où l’on retarde la prière d’Arvit ; on enlève alors les chaussures et on change les vêtements de Chabbat après la sortie des étoiles.
Là où l’on ne retarde pas Arvit
samekh-vav Dans les endroits où l’on ne retarde pas Arvit, après avoir dit Barkhou et après la sortie des étoiles, on enlève les chaussures ; après la prière, il faut changer les vêtements de Chabbat [et le chalia’h tsibbour enlève ses chaussures avant de dire Barkhou, après avoir dit « המבדיל בין קודש לחול » (« Qui sépare entre le sacré et le profane »)].
Moment de l’interdit
samekh-zaïn Depuis le coucher du soleil s’appliquent les interdits de manger, de se laver, de s’oindre et d’étudier la Torah ; après le coucher du soleil il est donc totalement interdit de manger et de boire, et il est aussi interdit de laver toute la main. Toutefois, concernant le fait de s’asseoir par terre, d’enlever les chaussures et de changer les vêtements, puisque c’est un deuil public, on ne les pratique qu’après la sortie des étoiles.
Il n’a pas récité Birkat Hamazon
samekh-heth Si au coucher du soleil il n’a pas encore récité Birkat Hamazon, il peut faire maïm a’haronim après le coucher du soleil.
S’asseoir par terre
samekh-teth Comme dit plus haut, on ne s’assoit pas par terre entre le coucher du soleil et la sortie des étoiles, car c’est un deuil public ; certains sont toutefois rigoureux et ne s’assoient pas non plus sur une chaise ou un banc à ce moment, et l’enlèvement des chaussures se fait de façon non visible.
Préparer les kinot
ayin Il ne faut pas préparer avant la sortie de Chabbat le livre des kinot ou le rouleau d’Eikha, ni préparer les bancs à la synagogue avant la sortie de Chabbat.
Femmes et Havdala
ayin-aleph Les femmes qui n’ont pas prié Arvit, ainsi qu’un homme qui a oublié de dire « אתה חוננתנו » (« Tu nous as accordé l’intelligence ») dans la prière, doivent penser à dire « ברוך המבדיל בין קודש לחול » (« Béni soit Celui qui sépare entre le sacré et le profane »).
Bénédiction de « meoré ha-ech »
ayin-beth On récite « בורא מאורי האש » (« Qui crée les lumières du feu ») sur la bougie, et les femmes aussi peuvent bénir ; on ne bénit pas sur les parfums.
Débarrasser la table et laver la vaisselle
Débarrasser la table
ayin-guimel Il faut débarrasser la table seulement après la sortie des étoiles, en raison de l’interdit de préparer de Chabbat pour la semaine, comme chaque Chabbat. Mais s’il a terminé le repas bien avant la fin du jour, il peut débarrasser la table pendant Chabbat, puisque cela le dérange pendant Chabbat.
Lavage de la vaisselle
ayin-daleth A priori, il faut laver la vaisselle dimanche après midi ; mais celui qui est indulgent et lave à la sortie de Chabbat a sur qui s’appuyer [concernant la manière de laver, voir plus haut les lois de Ticha BéAv].
Lois de Havdala pour celui qui mange pendant le jeûne [avec permission]
Malade
ayin-hé Un malade qui mange à Ticha BéAv, dans une année où le jeûne commence à la sortie de Chabbat, doit faire Havdala sur un verre avant de manger ; même s’il est tombé malade à Ticha BéAv, il doit faire Havdala sur un verre. Si des personnes en bonne santé qui jeûnent l’ont entendue de lui, elles sont quittes.
Femme
ayin-vav Une femme qui mange avec permission à Ticha BéAv fera Havdala et boira elle-même le verre [et il n’y a aucune crainte à cela]. Certains disent que son mari ou quelqu’un d’autre peut faire Havdala pour elle, elle boira le verre, et lui aussi sera quitte de la Havdala.
Elle ne peut pas boire le verre
ayin-zaïn Si elle ne peut pas boire le verre de Havdala, elle fera Havdala et le donnera à un enfant arrivé à l’âge d’éducation [5–6 ans] pour qu’il boive ; s’il n’y a pas d’enfant, elle peut manger avant Havdala et entendre Havdala à la sortie du jeûne.
Les versets avant Havdala
ayin-heth Ceux qui font Havdala pendant le jeûne disent « בורא פרי הגפן » (« Qui crée le fruit de la vigne ») et « המבדיל בין קודש לחול » (« Qui sépare entre le sacré et le profane ») [et s’il n’a pas récité « בורא מאורי האש » (« Qui crée les lumières du feu »), il le dira dans Havdala ; s’il a déjà béni sur le feu, il ne le dira pas dans Havdala], et on ne dit pas les versets précédant la bénédiction de Havdala — « הנה וכו' » (« Voici, etc. »), et on ne bénit pas sur les parfums.
Bénédiction de « meoré ha-ech »
ayin-teth Même celui qui ne fait pas Havdala récite la bénédiction meoré ha-ech à la sortie de Chabbat, car cette bénédiction ne se dit qu’à la sortie de Chabbat [et on peut la dire jusqu’à l’aube].
Sur quoi faire Havdala
pé Ceux qui font Havdala pendant le jeûne devraient de préférence la faire sur du jus de raisin [et même une femme qui fait Havdala boit le jus de raisin, comme ci-dessus].
Celui qui boit de l’eau
pé-aleph Celui qui boit de l’eau avec permission à Ticha BéAv et ne mange pas n’a pas besoin de faire Havdala avant de boire.
Mineur
pé-beth Un mineur avant la bar-mitsva qui mange à Ticha BéAv n’a pas besoin de faire Havdala ; il écoutera Havdala à la sortie du jeûne.
Ceux qui sont dispensés du jeûne lors d’un Ticha BéAv repoussé
Femmes enceintes et qui allaitent
pé-guimel Lors d’un Ticha BéAv repoussé, les femmes enceintes et allaitantes pour qui c’est difficile sont dispensées du jeûne.
Un malade sans danger vital
pé-daleth Un malade sans danger vital, c’est-à-dire quelqu’un qui est alité ou dont tout le corps est malade [et ne fonctionne pas], est dispensé du jeûne. Lors d’un Ticha BéAv repoussé, même celui qui a des douleurs plus que d’habitude [bien qu’il ne soit pas dans la catégorie de malade sans danger vital et qu’il lui soit interdit de prendre des médicaments le Chabbat] est dispensé du jeûne.
pé-hé Les autres lois du malade — voir plus haut, lois de Ticha BéAv.
Lois du jeûne
Dans une année où Ticha BéAv tombe Chabbat, le port de chaussures n’est interdit qu’à partir de la sortie des étoiles [ainsi que s’asseoir par terre et changer les vêtements de Chabbat], mais les autres lois s’appliquent aussi cette année depuis le coucher du soleil.
Autres différences dans une année où Ticha BéAv tombe Chabbat :
Ordre de la prière d’Arvit à la sortie de Chabbat : le chalia’h tsibbour dit Kaddich Titkabel après la Amida, on récite « בורא מאורי האש » (« Qui crée les lumières du feu ») sur deux bougies, on lit Meguilat Eikha, on dit les kinot, « ואתה קדוש » (« Et Toi, Tu es saint »), on ne dit pas « ויהי נועם » (« Que la douceur soit ») ni « ויתן לך » (« Et qu’Il te donne »), Kaddich sans « Titkabel », Aleinou. Les autres lois du jeûne sont comme les autres années.
Lois en vigueur pendant le jeûne
Goûter avant Havdala
pé-vav Il est interdit de goûter quoi que ce soit à la sortie du jeûne jusqu’à faire Havdala sur un verre [et même une femme qui a jeûné et dont le mari tarde à la synagogue doit faire Havdala] ; il est seulement permis de boire de l’eau.
Pratiques de deuil
pé-zaïn Dans une année où Ticha BéAv tombe Chabbat et est repoussé au dimanche, lessive, coupe de cheveux, lavage et bénédiction « שהחיינו » (« Qui nous a fait vivre ») sont permis à toutes les communautés dès la sortie du jeûne. Pour les Ashkénazes, manger de la viande et boire du vin sont interdits jusqu’au lendemain matin ; pour les Séfarades, c’est permis à la sortie du jeûne.
Écouter de la musique
pé-heth Il y a lieu de se demander s’il est permis d’écouter de la musique [comme le reste de l’année] dès la sortie du jeûne ; ceux qui sont indulgents ont sur qui s’appuyer.
Ordre de Havdala
pé-teth On fait Havdala sur un verre de vin et l’on dit la bénédiction du vin, puis la bénédiction « המבדיל בין קודש לחול » (« Qui sépare entre le sacré et le profane ») ; celui qui fait Havdala boit le verre et il n’est pas nécessaire de le donner à un enfant. On ne bénit ni sur les parfums ni sur la bougie, et on ne dit pas les versets précédant la bénédiction de Havdala — « הנה וכו' » (« Voici, etc. »).
Ordre de la prière de Ticha BéAv (rite ashkénaze)
Prière d’Arvit
Ordre de la prière d’Arvit à la synagogue : le chalia’h tsibbour dit Kaddich Titkabel après la Amida, on lit Meguilat Eikha, on dit les kinot, « ואתה קדוש » (« Et Toi, Tu es saint »), Kaddich sans « Titkabel », Aleinou.
Prière de Cha’harit
Ordre de Cha’harit : il est obligatoire de dire le passage du sacrifice quotidien ; on dit « איזהו מקומן » (« Quel est leur emplacement ») et « רבי ישמעאל » (« Rabbi Yichmaël ») ; on dit « מזמור לתודה » (« Psaume de reconnaissance ») ; le chalia’h tsibbour ajoute « עננו » (« Réponds-nous ») dans la répétition ; les Cohanim ne montent pas au duchan ; le chalia’h tsibbour dit un demi-Kaddich [et on ne dit pas « אבינו מלכנו » (« Notre Père, notre Roi ») ni Ta’hanoun] ; lecture de la Torah et haftara ; on rentre le Séfer Torah et on dit les kinot jusqu’un peu avant midi ; « אשרי.. ובא לציון » (« Heureux… et un libérateur viendra à Sion ») [on ne dit pas « למנצח » (« Au chef de chant »), et on saute « ואני זאת בריתי » (« Et Moi, voici Mon alliance »)] ; Kaddich sans Titkabel ; Aleinou ; Meguilat Eikha.
Prière de Min’ha
Ordre de Min’ha : on s’enveloppe du talit et on met les tefilin ; Chir chel yom ; Ein Kéélokénou ; Achré et demi-Kaddich ; lecture de la Torah [sans Kaddich après] et haftara ; on rentre le Séfer Torah et le chalia’h tsibbour dit demi-Kaddich ; on dit « נחם » (« Console ») et « עננו » (« Réponds-nous »), « שים שלום » (« Accorde la paix ») ; dans la répétition, le chalia’h tsibbour dit « עננו » séparément ; Birkat Cohanim ; Kaddich Titkabel ; Aleinou. Après Arvit, on fait Havdala et on goûte, puis on dit « קידוש לבנה » (« sanctification de la lune »)
avec des chaussures.
Sources et citations
84- 1 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף ו)
- 2 שולחן ערוך (שם סעיף ה)
- 3 שם
- 4 שולחן ערוך (שם סעיף ו)
- 5 ביאור הלכה (סימן תקנ סעיף א)
- 6 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף ה)
- 7 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף א)
- 8 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף ז)
- 9 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף ט)
- 10 שם
- 11 שולחן ערוך (שם סעיף י)
- 12 משנה ברורה (סימן תריג ס"ק ז)
- 13 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף יא)
- 14 שולחן ערוך (סימן תקסז סעיף ג) משנה ברורה (ס"ק יא)
- 15 שולחן ערוך (סימן תריג סעיף ג)
- 16 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף ט) משנה ברורה (ס"ק יט)
- 17 שולחן ערוך (סימן תריג סעיף י)
- 18 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף א) משנה ברורה (ס"ק כח)
- 19 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף טו)
- 20 ביאור הלכה (סימן תקנד סעיף טו)
- 21 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף טז)
- 22 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף כ) משנה ברורה (ס"ק מא)
- 23 שולחן ערוך (שם)
- 24 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף א, ב)
- 25 משנה ברורה (סימן תקנד ס"ק ג)
- 26 שם
- 27 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף ב)
- 28 משנה ברורה (סימן תקנד ס"ק ג)
- 29 מאירי (כא, א)
- 30 משנה ברורה (סימן תקנד ס"ק ז)
- 31 שולחן ערוך (סימן תקנט סעיף ג) משנה ברורה (ס"ק יא)
- 32 ערוך השולחן (יורה דעה סימן שפז סעיף ג)
- 33 דרישה (יורה דעה סימן שפד ס"ק ב)
- 34 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף כב) משנה ברורה (ס"ק מג)
- 35 שולחן ערוך (סימן תקנ"ד סעיף כד)
- 36 כף החיים (סימן תקנד ס"ק קו)
- 37 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף כב)
- 38 שולחן ערוך (סימן תקנה סעיף א) כף החיים (ס"ק ד)
- 39 התעוררות תשובה (חלק א סימן עב) מהר"ם שיק (או"ח סימן רצ)
- 40 שולחן ערוך (סימן תקנז) משנה ברורה (ס"ק א)
- 41 שולחן ערוך (סימן תקנח)
- 42 משנה ברורה (סימן תקנח ס"ק ג)
- 43 שולחן ערוך (סימן תקנח)
- 44 שולחן ערוך (סימן ד)
- 45 משנה ברורה (סימן תקנא ס"ק כ)
- 46 התעוררות תשובה (חלק ב סימן קסט)
- 47 משנה ברורה (סימן תקנא ס"ק צה)
- 48 שולחן ערוך (סימן תקנא סעיף טז) משנה ברורה (ס"ק צה) ביאור הלכה (שם)
- 49 שולחן ערוך (סימן תקנא סעיף א וסעיף ג) משנה ברורה (ס"ק ו, י)
- 50 שולחן ערוך (סימן שכח)
- 51 שולחן ערוך (סימן תקנב סעיף י)
- 52 שם
- 53 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף יט)
- 54 שולחן ערוך (סימן תקנג סעיף ב) משנה ברורה (ס"ק ח, י) ביאור הלכה (שם)
- 55 שולחן ערוך (סימן תקנב סעיף י)
- 56 משנה ברורה (סימן תקנב ס"ק כג)
- 57 שער הציון (סימן תקנג ס"ק ז)
- 58 שולחן ערוך (סימן תקנג סעיף ב) משנה ברורה (ס"ק ה)
- 59 שולחן ערוך (שם) משנה ברורה (ס"ק ז)
- 60 שולחן ערוך (שם)
- 61 שולחן ערוך (סימן רצט)
- 62 שולחן ערוך (סימן תקנו) וביאור הלכה (סימן רצו סעיף ח)
- 63 שולחן ערוך (סימן שכג סעיף ו)
- 64 שולחן ערוך (סימן תקנד סעיף כב)
- 65 שולחן ערוך (סימן תקנו) ובשערי תשובה (שם)
- 66 שערי תשובה (סימן תקנו) ועיין שולחן ערוך (סימן רצו סעיף ח) ובמשנה ברורה (שם ס"ק לה)
- 67 דברי מלכיאל (חלק ו סימן ט) פתחי תשובה (יורה דעה סימן שעו ס"ק ב, וסימן שצ"א ס"ק א)
- 68 שולחן ערוך (סימן תקנו)
- 69 שולחן ערוך (סימן רצח) ומשנה ברורה (סימן תקנו ס"ק א)
- 70 שולחן ערוך (סימן תקנא סעיף י וסימן תקנב סעיף א)
- 71 שולחן ערוך (סימן רצט סעיף א)
- 72 מהריל דיסקין (קונטרס אחרון סימן ה אות ב)
- 73 ביאור הלכה (סימן תקנט סעיף ט)
- 74 ביאור הלכה (סימן תקנט סעיף י)
- 75 שולחן ערוך (סימן תקנג סעיף ב)
- 76 שולחן ערוך (סימן תקנט סעיף ב)
- 77 שולחן ערוך (סימן תקנו וסימן רצט סעיף א)
- 78 שולחן ערוך (סימן תקנח)
- 79 שם
- 80 שולחן ערוך (סימן תקנח)
- 81 משנה ברורה (סימן תקנו ס"ק ג)
- 82 שולחן ערוך (סימן תקנט סעיף ב)
- 83 שולחן ערוך (סימן תקנט סעיף ד וסימן תקנד סעיף ד)
- 84 שולחן ערוך (סימן תקנא סעיף ח, וסימן תקנז, סימן תכו וסימן תקסו סעיף א).