Chapitre 1. Les lois des Trois Semaines | Demandez au rabbin en ligne - Site SHEILOT

Chapitre 1. Les lois des Trois Semaines

La destruction du Temple

Le deuil
1. La Michna Broura écrit [1] : « Dans les kavanot du Arizal, il est écrit qu’en ces jours, après le milieu de la journée, on doit prendre le deuil et pleurer pendant environ une demi-heure. »

Tikoun ‘hatsot
2.
Le ‘Hida écrit dans son livre Moré Bé-Etsba, [2] qu’il est bon de réciter l’ordre de Tikoun Ra’hel chaque jour ouvrable de la période de Bein Hametsarim après le milieu de la journée, et telle est la coutume en Terre d’Israël, qu’elle soit reconstruite et affermie. La veille de Chabbat, la veille de Roch ‘Hodech et à Roch ‘Hodech, on ne le récite pas.


Les lois de la bénédiction Chéhé’héyanou pendant les Trois Semaines

La bénédiction Chéhé’héyanou
3. Il est bon de veiller, durant les jours de Bein Hametsarim, à ne pas réciter la bénédiction Chéhé’héyanou sur un fruit nouveau ou un vêtement neuf. Par conséquent, on ne mangera pas de fruit nouveau et on ne portera pas de vêtement neuf durant ces jours.[3]

Le Chabbat
4. Le Chabbat, il est permis de réciter la bénédiction Chéhé’héyanou, mais le Arizal est strict à ce sujet.[4]

Vêtements qui ne sont pas importants
5.
Les vêtements qui ne sont pas importants, sur lesquels on ne récite pas Chéhé’héyanou, il est permis de les acheter et de les inaugurer depuis le Dix-sept tamouz jusqu’à Roch ‘Hodech av.[5]

Un fruit nouveau qui ne se trouvera plus après le Neuf av
6.
Un fruit nouveau qui ne se trouvera plus après le Neuf av, et qu’il n’est pas possible de conserver jusqu’à Chabbat parce qu’il se gâtera, il est permis de réciter Chéhé’héyanou et de le manger même un jour de semaine.[6]

Une personne malade
7. Une personne malade peut manger des fruits nouveaux, mais elle ne récitera pas Chéhé’héyanou sur eux.[7]

Une femme enceinte
8. Une femme enceinte aussi peut manger un fruit nouveau, mais elle ne récitera pas Chéhé’héyanou sur celui-ci.[8]


Les lois de Hatov Véhamétiv pendant les Trois Semaines

Achat de meubles et d’appareils électriques
9. Il est permis de réciter la bénédiction Hatov Véhamétiv durant les jours de Bein Hametsarim. C’est pourquoi un homme marié peut acheter jusqu’à Roch ‘Hodech av des meubles et des appareils électriques, sur lesquels une personne mariée récite Hatov Véhamétiv. En revanche, un célibataire, qui récite Chéhé’héyanou sur eux, ne peut pas les acheter durant les jours de Bein Hametsarim.[9]

Achat d’un appartement
10. L’achat d’un appartement durant les jours de Bein Hametsarim est permis à une personne mariée jusqu’à Roch ‘Hodech av, puisque l’on récite Hatov Véhamétiv sur un nouvel appartement. Mais une personne non mariée, qui récite Chéhé’héyanou, doit s’en abstenir depuis le Dix-sept tamouz.[10]

Achat d’une voiture
11.
L’achat d’une voiture est permis à une personne mariée jusqu’à Roch ‘Hodech av, mais une personne non mariée doit s’en abstenir depuis le 17 tamouz, puisqu’elle récite Chéhé’héyanou à ce sujet.[11]


Les lois de la coupe de cheveux pendant les Trois Semaines

Coupe de cheveux
12. Les Ashkénazes ont l’usage de ne pas se couper les cheveux depuis le 17 tamouz et au-delà, qu’il s’agisse des cheveux de la tête ou des poils de tout le corps. [12]

Pour les Séfarades
13.
Chez les Séfarades, il existe différents usages quant au moment de l’interdiction de se couper les cheveux : certains ont l’usage de ne pas se couper les cheveux depuis le 17 tamouz, d’autres depuis Roch ‘Hodech av, et d’autres seulement depuis la semaine où tombe le Neuf av. [13]

Raccourcir la moustache
14.
Il est permis de raccourcir la moustache si elle gêne pour manger. [14]

Les mineurs
15. Les décisionnaires divergent quant à savoir si les mineurs sont interdits de coupe de cheveux depuis le 17 tamouz et au-delà, ou seulement pendant la semaine où tombe le Neuf av. En pratique, celui qui adopte l’opinion indulgente a sur qui s’appuyer. [15]

Les femmes
16. Certains sont indulgents et permettent aux femmes de se couper les cheveux jusqu’au Neuf av, et tel est l’usage des Séfarades. Toutefois, l’avis de la Michna Broura est d’être strict à ce sujet, considérant que leur statut est le même que celui des hommes. [16]

Écouter des instruments de musique
17.
Les Ashkénazes ont l’usage de ne pas écouter, durant ces jours, d’instruments de musique ni aucune musique enregistrée. [Concernant le chant vocal, voir plus haut dans les lois de Séfirat HaOmer].


[1] Siman 551 (petit paragraphe 103).
[2] Siman 230.
[3]Choulhan Aroukh (siman 551, sé’if 17).
[4]Michna Broura (ibid., petit paragraphe 98).
[5]Choulhan Aroukh (siman 551, sé’if 17).
[6]Choulhan Aroukh (siman 551, sé’if 17) ; Michna Broura (petit paragraphe 101).
[7]Michna Broura (siman 551, petit paragraphe 99).
[8]Ibid.
[9]Cha’aré Téchouva (ibid., sé’if 7).
[10]Choulhan Aroukh (siman 551, sé’if 17).
[11]Ibid.
[12] Choulhan Aroukh (siman 551, sé’if 4).
[13] Choulhan Aroukh (siman 551, sé’if 3 et sé’if 12).
[14] Choulhan Aroukh (siman 551, sé’if 13).
[15] Choulhan Aroukh (siman 551, sé’if 14).
[16] Michna Broura (siman 551, petit paragraphe 79).