Lois de Roch Hachana. La veille de Roch Hachana (le jeûne de la veille de Roch Hachana) | Demandez au rabbin en ligne - Site SHEILOT

Lois de Roch Hachana. La veille de Roch Hachana (le jeûne de la veille de Roch Hachana)

Durée du jeûne
a.
On a l’usage de jeûner la veille de Roch Hachana, mais il ne faut pas achever le jeûne en continuant à jeûner jusqu’à la nuit. [21]
Concernant la durée du jeûne, il existe différents usages :
a. Parmi les Séfarades, certains ont l’usage de jeûner toute la journée. [22]
b. Parmi les Achkénazes, certains ont l’usage de jeûner jusqu’au plag hamin’ha, [23] et ils doivent prier Min’ha avant de manger et réciter « Anénou », en omettant les mots « en ce jour de notre jeûne ». [24]
c. Certains ont l’usage de jeûner seulement jusqu’à l’heure de min’ha guedola ; ils doivent prier Min’ha et réciter « Anénou » comme indiqué ci-dessus, puis ils mangeront. [25]
d. Certains ne veillent pas à prier Min’ha avant de manger et n’attendent pas jusqu’à l’heure de min’ha guedola, mais attendent seulement jusqu’à midi et mangent. [26]

Acceptation du jeûne
b.
Ce jeûne n’a pas besoin d’être accepté lors de Min’ha de la veille. Mais celui qui l’a accepté sans préciser de limite doit jeûner jusqu’à la sortie des étoiles. C’est pourquoi celui qui craint qu’à notre époque tout le monde n’ait pas l’usage de jeûner, et qu’il faille donc une acceptation dans la prière, doit dire explicitement jusqu’à quand il accepte le jeûne. [27]

Rinçage de la bouche
Lors de ce jeûne, il est permis de se rincer la bouche, mais il faut veiller à ne pas avaler d’eau.

Repas de mitsva
d.
Si un repas de mitsva se présente à lui [c’est-à-dire un repas de brit mila ou de pidyon haben, et certains sont indulgents même pour un repas de siyoum massékhet], beaucoup estiment qu’il n’a pas besoin de jeûner. [28]

Participants à un repas de siyoum massékhet
e.
Lors d’un repas de siyoum massékhet, s’il a entendu le siyoum mais n’a pas mangé au repas du siyoum, il semble que l’on puisse être indulgent et considérer qu’il est exempté du jeûne. [29]

Il n’a pas entendu le siyoum
f.
S’il n’a pas entendu l’achèvement du traité et qu’il est arrivé au milieu du repas du siyoum, il semble que l’on puisse être indulgent et lui permettre de manger. [30]

Restes du repas
g.
Celui qui n’a pas participé au repas de mitsva, mais à qui l’on a envoyé chez lui de la nourriture provenant du repas de mitsva, ne peut pas manger. [31]

Celui à qui il est difficile de jeûner
h.
Celui à qui le jeûne est difficile n’a pas besoin de jeûner ; c’est pourquoi les femmes adoptent une attitude indulgente à ce sujet. [32]


[21] Choulhan Aroukh (siman 581, paragraphe 2) et Michna Broura (petit paragraphe 16, et siman 562, petit paragraphe 9).
[22] Maguen Avraham (siman 562, petit paragraphe 4) et Maté Ephraïm (siman 581, paragraphe 36), et voir Cha’ar HaTsiyoun (là-bas, petit paragraphe 8).
[23] Choulhan Aroukh (siman 562, paragraphe 2) et Michna Broura (petit paragraphe 10).
[24] Ma’hatsit HaChekel (siman 581, petit paragraphe 10) et Pri Mégadim (là-bas).
[25] Michna Broura (siman 562, petit paragraphe 10).
[26] Voir Michna Broura (siman 562, petit paragraphe 6).
[27] Michna Broura (siman 562, petit paragraphe 9) et Biour Halakha (là-bas, paragraphe 2, s.v. « puisque »), et voir Rama (là-bas, paragraphe 1), Michna Broura (petit paragraphe 6) et Biour Halakha (s.v. « jusqu’à »).
[28] Rama (siman 581, paragraphe 2, et siman 568, paragraphe 2) et Michna Broura là-bas.
[29] Voir Michna Broura (siman 568, petit paragraphe 18).
[30] Car il participe à un repas de mitsva.
[31] Rama (siman 568, là-bas).
[32] Michna Broura (siman 581, petit paragraphe 19).