Lois de Roch Hachana. Les Seli’hot | Demandez au rabbin en ligne - Site SHEILOT

Lois de Roch Hachana. Les Seli’hot

Le moment de leur récitation

1. Le moment approprié pour réciter les Seli’hot [par ordre de préférence] :
1. La troisième garde de la nuit, avant l’aube. [1]
2. Après l’aube et jusqu’au lever du soleil. [2]
3. À partir de la moitié de la nuit et ensuite. [3]
4. Après le lever du soleil et jusqu’à midi. [4]
5. En cas de nécessité pressante, depuis midi jusqu’au coucher du soleil. [5]
Depuis le coucher du soleil jusqu’à la moitié de la nuit, on ne doit pas réciter les Seli’hot. [6]

Le premier jour
2.
Même celui qui ne se lève pas tôt la nuit pour réciter les Seli’hot — nombreux sont ceux qui, le premier jour, veillent à se lever tôt pour réciter les Seli’hot, parce qu’on y dit : « dans leur cri alors qu’il faisait encore nuit » et « agrée leur supplication lorsqu’ils se tiennent debout durant les nuits ». [7]

Leur récitation en privé
3.
Un homme ou une femme qui récite les Seli’hot en privé peut dire toutes les Seli’hot, [8]  à l’exception de ce qui est dit en araméen, comme « Me’he ouMassé », « Maran di-Vichmaya » et autres passages semblables, [9]  et de même, il ne faut pas dire les Treize Attributs de miséricorde, à moins de les réciter comme quelqu’un qui lit dans la Torah, c’est-à-dire avec la mélodie et les signes de cantillation. [10] De même, on dira Ta’hanoun sans tomber sur sa face ; toutefois, s’il y a des livres saints
dans la maison [en dehors des siddourim], on peut tomber sur sa face. [11]

Birkot HaTorah, Acher Yatsar et Elokaï Nechama
4.
Avant de réciter les Seli’hot [le matin], il faut réciter les Birkot HaTorah, [12] ainsi que la bénédiction « Acher Yatsar », car il faut rapprocher cette bénédiction du fait d’avoir satisfait ses besoins lorsqu’on se prépare à la prière du matin, [13] ainsi que la bénédiction « Elokaï Nechama », qu’il convient a priori de juxtaposer à la bénédiction « Acher Yatsar ». [14]

Al Netilat Yadayim
5.
Concernant la bénédiction « Al Netilat Yadayim » : s’il devra satisfaire ses besoins après les Seli’hot, il la dira après les Seli’hot. Et s’il n’aura pas besoin d’aller aux toilettes après les Seli’hot, il dira la bénédiction avant les Seli’hot. [15]

Les versets entre les Seli’hot
6.
Les versets imprimés entre une Seli’ha et la suivante constituent l’essentiel des Seli’hot, et la Seli’ha qui les suit est fondée sur eux ; c’est pourquoi il faut dire ces versets et ne pas les sauter. [16]

Les Treize Attributs de miséricorde
7.
Il faut se tenir debout lorsqu’on dit « Kel erekh apayim, etc. », « Kel Melekh yoshev, etc. », les Treize Attributs de miséricorde et le Vidouï. Pour le reste des Seli’hot, il est bon de se tenir debout, mais ce n’est pas obligatoire. [17]

Le Vidouï
8. Le Vidouï dans l’ordre des Seli’hot — certains le disent trois fois (comme imprimé), [18] mais l’usage répandu est conforme à l’usage du Gra : le dire une seule fois. [19]

« Me’he ouMassé »
9.
« Me’he ouMassé » et tous les passages dits en araméen dans les Seli’hot, au sujet desquels il a été expliqué plus haut qu’un particulier ne doit pas les dire — si l’on récite les Seli’hot en communauté, même si la communauté a déjà terminé de les dire, le particulier peut les dire tant que la communauté est encore présente. [20] Mais les Treize Attributs de miséricorde, qui constituent un davar ché-bikdoucha, doivent être récités en présence de dix hommes.


[1] Choulhan Aroukh et Rama (siman 581, paragraphe 1) et Michna Broura (introduction).
[2] Car selon l’opinion du Gra, qui calcule le jour depuis le lever du soleil jusqu’au coucher du soleil, les trois gardes de la nuit s’étendent jusqu’au lever du soleil ; voir Elef LaMateh (siman 581, petit paragraphe 14).
[3] Car c’est un moment de faveur ; voir Maguen Avraham (siman 1, petit paragraphe 4) et Ma’hatsit HaChekel (ad loc.).
[4] Car l’institution principale des Seli’hot était proche de la prière du matin.
[5] Car tous ces jours sont appelés jours de faveur ; voir Elef LaMateh (siman 581, petit paragraphe 24).
[6] Michna Broura (ibid., petit paragraphe 12).
[7] Afin que cela ne paraisse pas mensonger ; Mateh Ephraim (siman 581, paragraphe 11). Certains n’ont pas été stricts à ce sujet, puisque la formule se rapporte à l’ensemble d’Israël.
[8] Michna Broura (siman 565, petit paragraphe 13), et non comme l’avis du Rama là-bas.
[9] Michna Broura (siman 581, petit paragraphe 4).
[10] Michna Broura (ibid.).
[11] Rama (siman 131, paragraphe 2) ; voir Michna Broura (petit paragraphe 14).
[12] Rama (siman 46, paragraphe 9) et Michna Broura (petit paragraphe 27).
[13] Car il faut satisfaire ses besoins afin de se préparer à la prière ; et s’il attend pour réciter la bénédiction, il se peut qu’il doive y retourner et entre ainsi dans un doute concernant les bénédictions selon l’opinion du Choulhan Aroukh (siman 7, paragraphe 3) ; voir Michna Broura (ibid., petit paragraphe 6).
[14] Michna Broura (ibid., petit paragraphe 12).
[15] Michna Broura (siman 6, petits paragraphes 9 et 11, et siman 4, petit paragraphe 4).
[16] Ma’hatsit HaChekel (introduction au siman 68, d’après le Maguen Avraham ad loc.).
[17] Mateh Ephraim (siman 581, paragraphe 18).
[18] Rama (siman 602)
[19] Be’er Heitev (siman 602, petit paragraphe 2) au nom du Arizal, et Ma’assé Rav (paragraphe 196).
[20] Car leur statut n’est pas d’être dits à dix comme un davar ché-bikdoucha, mais d’être dits au sein d’une communauté de dix.