Il a parlé de sa tsédaka — cela annule-t-il le don ?
Question
Réponse
Chalom ouvracha
Il n’est pas écrit que celui qui parle de sa tsédaka ne reçoit pas de récompense. Il est écrit (Choulhan Aroukh, Yoré Déa, siman 249, paragraphe 13) : « L’homme ne doit pas se vanter de la tsédaka qu’il donne ». Autrement dit, le problème n’existe que lorsque le don est fait par orgueil et pour se glorifier. C’est pourquoi, dans ce même paragraphe, il est dit : « Celui qui consacre quelque chose à la tsédaka a le droit d’y inscrire son nom afin que ce soit pour lui un souvenir, et il est recommandé d’agir ainsi ». Il apparaît de là qu’il n’y a aucun problème à ce que l’on sache qui a fait le don.
Le Rashba (Chou"t, première partie, siman 1541) écrit que, a priori, il est souhaitable de rendre publique la tsédaka donnée lorsque le but est d’encourager d’autres personnes à donner.
[Remarque : même dans un cas où, en effet, il n’y aurait pas de récompense pour la mitsva, il est en général interdit d’annuler le don, car il s’agit d’un « vœu de mitsva » (néder mitsva). Mais dans ce cas précis, il y a assurément une récompense entière pour la mitsva, sans aucun doute].