"Juge ton prochain avec droiture" - "בצדק תשפוט עמיתך"
Question
La Mitsva de « juger avec justice » oblige-t-elle à juger favorablement de la manière la plus extrême possible, ou suffit-il de s’orienter vers une interprétation favorable ?
Par exemple, si un ami a dit une phrase qui a causé de la peine à une personne, suffit-il qu’il pense en son cœur : « Cet homme n’a pas l’habitude de beaucoup réfléchir avant de parler » — ce qui laisse tout de même ici un certain aspect péjoratif — ou est-il tenu de le juger entièrement favorablement et de penser en son cœur : « Il est probable que je n’aie pas compris son intention » ?
Réponse
Shalom Ouvrakha,
Il semble que tout dépende du contexte : s’il est possible de juger que l’acte était réellement bon et approprié, il faut penser ainsi.
Et s’il est clair qu’il a fait quelque chose de répréhensible, il faut considérer qu’il s’est trompé, ou qu’il n’a pas agi avec réflexion ; cela fait également partie de la Mitsva.
Comme l’a écrit le ‘Hafets ‘Haïm (Chmirat Halachon, partie 2, chapitre 17) :
Il faut chercher un mérite en sa faveur : peut-être a-t-il parlé ou agi par inadvertance, ou bien ne savait il pas qu’il est interdit de faire ou de dire une telle chose, ou peut-être s’est-il déjà repenti de cette acte.