Lachon hara au sujet d’un Rav qui s’est avéré ne pas être un grand Tsadik
Question
À notre éminent Rav Shlita,
J’ai fréquenté un certain Rav pendant environ deux ans ; je le consultais et je le considérais tel « mon Rav ». Mais après un certain temps passé auprès de lui, on a découvert chez lui des comportements non conformes à la Torah : en matière d’argent, des mensonges, de la tromperie, encore des mensonges, et beaucoup d’autres choses qui ne correspondent absolument pas à l’esprit de la Torah. A-t-il rétroactivement le statut de « Rav Mouvhak » (Rav principal) en ce qui concerne la nécessité de demander pardon pour des paroles de Lashon Hara (médisance) ?
[Précision: Comme les choses ont été rendues publiques progressivement, nous en parlions, et une partie des faits a été révélée grâce au fait que moi et quelques autres élèves avons parlé de ce que nous avions vu chez lui. Il y a eu des fois où nous riions de certains incidents. Cela entre-t-il dans la catégorie du Lashon Hara ? Ou de Motzi Shem Ra (diffamation) ?]
Un grand merci à notre honorable Rav. Avec ma bénédiction de longévité dans une parfaite santé, amen.
Réponse
Shalom Ouvrakha,
D’après ce que vous décrivez, il ne s’agit pas d’une personne qui s’est avérée être un criminel, mais de quelqu’un que vous considériez comme un grand Rav, et il s’est avéré qu’il est une personne ordinaire, avec ses épreuves et ses échecs.
Ainsi, même s’il n’est certes pas un Rav Mouvak (maître principal), il n’en demeure pas moins qu’à l’égard de tout autre Juif également, même s’il faute parfois, il existe une interdiction de Lashon Hara et de Motzi Shem Ra (diffamation).