Orla dans les fruits
Question
Autrefois, j’habitais dans le sud et j’achetais des fruits et légumes sous la surveillance du Badatz HaEda Ha’Harédit et du Rav Landau. À présent, j’habite dans le nord, et dans ma région (à Osher Ad) il n’y a que la cacherout du Rav Efrati.
1. Dans quelle mesure peut-on se fier à la cacherout du Rav Efrati en ce qui concerne les fruits d’orla ? J’ai entendu des rumeurs selon lesquelles on ne peut pas se fier à cette cacherout pour ce qui touche à l’orla, et je voudrais savoir quelle est la halakha.
2. Si j’achète des fruits pour lesquels, d’après le « tableau de l’orla », il y a partout moins de 20 % de plantations d’orla, ou bien qu’il y a moins qu’un certain pourcentage de fruits qui constitue une « minorité fréquente » (mi’out hamatsoui) – est-ce que cela allège ou règle le problème de la crainte d’orla ? Et sur quoi est-il plus juste de se baser pour définir une « minorité fréquente » – sur le pourcentage de lieux (vergers/plantations) où il y a de l’orla, ou sur le pourcentage des fruits eux-mêmes pour lesquels il y a une crainte d’orla ?
Merci beaucoup.
Réponse
Chalom ou-vra’ha,
1. Sur instruction du Rav Amram Fried shlita, dans le cadre de ce service nous ne pouvons pas nous prononcer sur des organismes de cacherout particuliers.
2. Un « mi’out hamatsoui » (minorité fréquente) nécessite une vérification, et on ne peut s’y fier que lorsqu’il est impossible de clarifier la situation.
Moins qu’un « mi’out hamatsoui » ne nécessite aucune vérification.
Les poskim sont en désaccord sur ce qui est considéré comme un « mi’out hamatsoui » qui impose une vérification. Certains disent à partir de 5 %, et, selon l’avis du Rav Yosef Shalom Elyashiv, déjà 1/2 % est considéré comme un « mi’out hamatsoui ».
A priori, c’est le pourcentage des fruits qui est déterminant, et non le pourcentage des vergers/plantations. [Certains ne sont pas d’accord sur ce point].