'נ"ט בר נ"ט' dans la cuisson d'un aliment interdit
Question
Shalom au Rav,
Quel est le statut dans le cas suivant : j’ai une marmite hermétiquement fermée, dans laquelle se trouve un plat de viande Taref (non-Kasher) qui bout, et j’introduis cette marmite dans une autre marmite qui contient de l’eau bouillante.
Mon doute est le suivant : l’eau de la marmite extérieure devient‑elle interdite en raison de l’absorption de l’interdit ? Autrement dit, doit‑on dire qu’il existe ici une certaine connexion, que bien qu’il y ait des parois qui séparent les ustensiles, malgré tout le goût de l’interdit passe à travers les parois, et il se trouve que l’interdit qui se trouve dans la marmite intérieure passe à travers la paroi vers l’eau de la marmite extérieure ?
Ainsi, les questions sont :
Quel est le statut de l’eau — devient‑elle interdite en raison de l’absorption du goût de l’interdit ?
Quel est le statut de la marmite extérieure — devient‑elle interdite à l’usage ?
Et si ensuite, dans les 24 heures, on a cuit dans cette marmite un autre plat — ce plat devient‑il interdit ?
Avec bénédictions et remerciements
Réponse
Shalom Ouvra'ha,
L’eau et la marmite extérieure deviennent interdites, selon la règle de « נ"ט בר נ"ט » d’un goût d’interdit.
Si, après 24 heures, on a cuit un aliment permis dans cet ustensile, il ne devient pas interdit a posteriori, car le goût absorbé s’est déjà affaibli.
Cependant, a priori, il est interdit de cuire quelque aliment permis que ce soit dans cette marmite.