« bletlakh » sur un étrog
Question
Un étrog qui présente des bletlakh est-il cachère a priori ?
Réponse
Chalom rav,
Selon la halakha, les bletlakh — [une sorte de cicatrice qui se forme après que l’étrog a été éraflé ou blessé pendant sa croissance] — ne rendent pas l’étrog invalide lorsqu’ils sont plats et ne dépassent pas le niveau du fruit. Même s’ils se sentent au toucher parce qu’ils sont rugueux, ils ne sont pas considérés comme saillants.
Cependant, des bletlakh saillants doivent être considérés avec précaution, car il y a lieu de craindre qu’ils aient le statut de ‘hazazit ; c’est pourquoi, a priori, s’il y a un bletl saillant dans le tiers supérieur de l’étrog, ou deux dans la partie inférieure et qu’ils entourent la majeure partie de l’étrog, il faut le déclarer invalide.
En cas de nécessité pressante, on valide tout bletl, en s’appuyant sur les opinions selon lesquelles il est considéré comme faisant partie de l’apparence naturelle de l’étrog.
Source
Choulhan Aroukh 648, §13 ; Michna Broura, alinéa 50