Définition de l’état de maladie d’un père dépendant
Question
Bonjour,
Nous sommes en train de faire venir un travailleur étranger pour prendre soin de mon père, mon maître et Rav. Je voudrais clarifier sa définition halakhique.
Son état actuel :
a. Il n’est pas capable de se lever seul du lit, et généralement pas non plus de la chaise.
b. Fréquemment, il ne contrôle pas ses sphincters, et de temps à autre son corps est souillé — il a alors besoin d’être lavé entièrement.
c. Il ne peut pas s’habiller seul, et il faut l’habiller du début à la fin.
1. Je voudrais savoir s’il est défini comme un "malade qui n’est pas en danger", de sorte qu’il soit permis de demander à un non-Juif d’effectuer une action interdite le Shabbat, même des travaux interdits par la Torah, par exemple allumer le chauffe-eau pour chauffer de l’eau afin de le laver, allumer la lumière pour s’occuper de lui et l’habiller, éteindre la lumière pour dormir, et allumer la climatisation pour chauffer ou refroidir la maison.
2. Il possède un lit et un fauteuil électriques, qui se règlent et se relèvent afin de l’aider à s’en lever.
Actuellement, nous les utilisons en semaine, mais le Shabbat nous l’aidons à se lever manuellement.
Est-il permis de laisser le non-Juif les utiliser également le Shabbat ?
3. Est-il permis au non-Juif de l’emmener dans l’ascenseur (en mode semaine), afin de sortir à la synagogue, les Shabbat de l'année, ou bien pendant les Yamim Noraïm et Sim’hat Torah ?
Avec la bénédiction : « אל תשליכנו לעת זקנה - Ne nous rejette pas au temps de la vieillesse. »
Réponse
Shalom Ouvrakha,
1. Il est considéré comme un malade qui n’est pas en danger, avec toutes les lois qui s’y appliquent.
2. Il est permis de laisser le non-Juif le relever et l’abaisser au moyen d’un appareil électrique, car puisqu’il pourrait le faire manuellement, cette action est considérée comme étant faite pour le besoin du non-Juif lui-même [afin d’économiser des efforts].
3. C’est permis.