Les notions de shehiya et de hatmana dans les fours contemporains
Question
Je voudrais poser une question afin de comprendre le siman 253 du Choulhan Aroukh et de le rendre accessible à la halakha pratique de nos jours : existe-t-il une correspondance entre les lois relatives au four, au fourneau, au koupa’h, au fait qu’il soit « vidé de ses braises et recouvert », à la paille et aux brindilles, à la crainte que l’on attise les braises, et les réalités actuelles — plata, four, cuisinière à gaz, etc. — afin que cela soit clair pour moi concrètement ?
Merci beaucoup et bonne semaine.
Réponse
Bonjour et bénédiction.
Il est bien entendu impossible de vous résumer toutes les lois du siman 253, et certainement pas l’ensemble des parallèles avec les modes de chauffage de notre époque.
Je vais néanmoins écrire quelques éléments mettant en parallèle ce qui y est écrit avec la réalité actuelle.
A. Un four ordinaire de notre époque a le même statut qu’une kira, pour laquelle le fait d’être vidée de ses braises et recouverte est efficace, et non celui du grand four de leur époque, qui était extrêmement chaud.
B. Tout appareil dont il est possible de modifier le niveau de chaleur est concerné par l’interdit lié à la crainte que l’on attise le feu. Il faut donc un signe distinctif afin de permettre d’y laisser un plat depuis avant Chabbat.
C. Le fait de couvrir et de réduire la chaleur est efficace dans nos fours et cuisinières, comme l’état de « vidé de ses braises et recouvert » à leur époque.