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Marcher avec des chaussettes mouillées

Question

J’ai lu dans un livre de halakha que, le Chabbat, il est permis de marcher avec des chaussettes mouillées.
Je n’ai pas compris cette décision, et c’est pourquoi j’ai les quatre questions suivantes :

1] Le Chabbat, en général, les gens portent des chaussettes très propres.
Mais pour celui qui n’a pas eu le temps de se préparer en l’honneur du Chabbat, et dont les chaussettes ne sont donc pas très propres,
et/ou pour celui qui a des problèmes de santé aux pieds, à cause desquels ses chaussettes se salissent vite,
et, en plus, ces chaussettes ont été mouillées par de l’eau propre,
par exemple parce qu’il était sous la pluie ou près d’une fuite d’eau provenant d’un chauffe‑eau,
au point que si l’on touche ces chaussettes, la main sera suffisamment mouillée pour pouvoir mouiller un autre objet,
pourquoi n’est‑il pas interdit de marcher avec ces chaussettes, en raison de l’interdit de liboun/lessive ?
En effet, en marchant sur ces chaussettes mouillées,
il est logique que de l’eau soit pressée hors des zones humides des chaussettes
avec de la saleté provenant de ces chaussettes mouillées.
Et même si la personne n’a pas l’intention de blanchir/laver, c’est un « psik reicha de‑niha leï » (un acte dont la conséquence est inévitable et souhaitée).
Et si l’on dit qu’il s’agit d’un travail accompli de manière inhabituelle, car ce n’est pas la façon habituelle d’essorer des chaussettes,
et que c’est moins commode de les presser ainsi que de les essorer normalement,
néanmoins, l’acte d’essorer un vêtement mouillé est un dérivé du travail de liboun/lessive, qui est interdit par la Torah,
et donc, malgré le changement, il subsisterait un interdit rabbinique ?
Cet interdit rabbinique est‑il annulé en raison de la souffrance ou du respect dû à la dignité humaine ?
S’il fait très froid, peut‑être, par crainte de provoquer une maladie, l’interdit rabbinique est‑il également levé ?

2] Il est vrai que si les chaussettes ne sont mouillées que sur certaines zones,
alors, en marchant dessus, de l’eau peut être pressée hors des zones humides des chaussettes
avec de la saleté provenant de ces chaussettes mouillées
et pénétrer dans des zones des chaussettes qui étaient jusqu’alors sèches.
Il en résulte que si la saleté est sortie de l’endroit 1, elle est entrée à l’endroit 2 de la même chaussette,
et par conséquent la chaussette, dans son ensemble, reste sale dans la même mesure.
Mais une zone précise des chaussettes devient effectivement plus propre grâce à cette pression,
et cela constitue une transgression de l’interdit de liboun/lessive,
même si une autre zone de la même chaussette est devenue plus sale par ce même acte ?

3] Il existe un type de chaussures dont une partie est en tissu et une autre en plastique.
Ainsi, en marchant, de l’eau provenant des chaussettes mouillées peut être pressée hors des chaussettes
avec de la saleté provenant de ces chaussettes mouillées
et pénétrer dans des zones sèches en tissu des chaussures.
Il en résulte qu’il transgresse l’interdit de liboun/lessive.
Et si les chaussettes sont propres mais que le tissu dans la chaussure est sale,
pourquoi cela ne serait‑il pas interdit en raison du principe « le fait de le faire tremper constitue déjà un lavage »,
et/ou parce que cette zone de la chaussure risque, elle aussi, d’être pressée pendant la marche ?

4] Il existe un type de chaussures qui ne sont que partiellement étanches,
et donc, en marchant, de l’eau provenant des chaussettes mouillées peut être pressée
avec de la saleté provenant des chaussettes mouillées
et s’écouler à l’intérieur de la chaussure, puis sortir de la chaussure.
Il en résulte qu’il transgresse l’interdit de liboun/lessive ?

Merci.

Réponse

Chalom et bénédictions.

La pression (l’essorage) qui se produit en marchant n’est pas considérée comme une manière de laver, mais au contraire comme une manière de salir, quelle que soit la façon et la forme selon lesquelles les chaussettes sont pressées.

Du fait de la marche, les chaussettes se salissent davantage qu’elles ne se « nettoient » par cet essorage. Après avoir porté des chaussettes, même sur un pied sec et propre, on les met au linge et on ne les considère pas comme des chaussettes propres.

De plus, les chaussettes restent sales même après le léger essorage qui pourrait éventuellement se produire.

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