Tri d’objets de grande taille pendant Chabbat
Question
qu’il n’y a aucun interdit de « borer »/tri en ce qui concerne les objets de grande taille.
J’ai, s’il vous plaît, trois questions :
1] Quelle est la source principale de cette règle ?
Est‑ce :
« Et là‑bas, il explique que, bien qu’à première vue le terme de tri ne s’applique que lorsqu’il y a eu mélange
et que les éléments ne sont pas reconnaissables, comme il ressort également du langage du Mordekhaï,
et si c’est ainsi, puisque les poissons sont en gros morceaux et que chacun est bien reconnaissable en lui‑même, la notion de tri ne s’applique pas,
néanmoins, il ne faut pas être indulgent sans preuve claire, vois là‑bas, et c’est pourquoi notre maître le Rama est resté général dans ses termes. »
[Extrait de Arukh ha‑Choulhan, Ora’h ‘Haïm, siman 319, saïf 17].
2] À partir de quelles dimensions de longueur, largeur, hauteur cela est‑il considéré comme suffisamment grand ?
3] S’il n’y a pas d’interdit de tri pour des objets suffisamment grands,
serait‑il efficace de regarder des petits objets de très près
et/ou à l’aide d’une loupe avec un champ de vision particulièrement large et un fort grossissement,
afin d’agrandir leur apparence,
et ainsi permettre de trier les déchets de la nourriture et/ou à l’aide d’un ustensile et/ou pas pour un usage immédiat ?
Merci.
Réponse
Chalom ouvra’ha,
1. La source citée par le Aroukh ha‑Choulhan est le Teroumat ha‑Deshen (siman 57), rapporté par le Rama (Ora’h ‘Haïm, siman 319, saïf 3).
2. Il n’y a pas de mesure précise ; cela dépend de la nature du mélange. Par exemple, une bouteille de boisson d’un litre et demi posée dans un congélateur profond rempli de glaces, avec encore des dizaines d’autres bouteilles, est certainement considérée comme « mélangée », malgré sa taille.
À l’inverse, une portion de poisson posée dans une assiette avec du riz et des petits pois n’est pas considérée comme un mélange, car elle est bien visible et nettement distincte.
3. Cela ne sera d’aucune utilité. La question porte sur la nécessité de discerner et de clarifier ce que l’on prend, et les éléments ne sont pas séparés les uns des autres par leur forme ; cela s’applique également dans un tel cas.