Révision de l’étude en pensée
Question
J’ai vu que dans le Choulhan Aroukh HaRav il est écrit que l’étude de la Torah doit se faire verbalement et de façon à ce que l’on entende avec ses oreilles, sauf lorsqu’il s’agit de comprendre une chose à partir d’une autre.
J’ai l’habitude, sans faire de vœu, d’apprendre chaque jour par cœur 7 dapim avec la shakla ve-tarya (le va-et-vient de la discussion), afin que je me souvienne des pages.
Cela fonctionne le mieux pour moi en pensée et non à voix haute ; à voix haute, cela prendrait beaucoup plus de temps.
Ce que je fais n’est-il pas considéré comme de l’étude de la Torah ?
Il ne s’agit pas ici de comprendre une chose à partir d’une autre, ce qui ne pourrait pas se faire à voix haute.
Merci beaucoup !
Réponse
Chalom et bénédictions
Il est clair que réfléchir à son étude constitue une mitsva d’étude de la Torah. C’est à ce sujet qu’il est dit : « tu méditeras (vehaguita) dessus jour et nuit ». Voir Biour Halakha (Ora’h ‘Haïm 47, §4, s.v. « hameharher »).
De plus, la révision de ce que l’on a appris est en soi une mitsva distincte : la connaissance de la Torah. Et dans le Choulhan Aroukh HaRav (Yoré Déa, lois de l’étude de la Torah, chap. 2, §3), il est écrit, à plus forte raison, que l’on accomplit ainsi la mitsva de « tu les inculqueras à tes fils (véchinantam lévanékha) », et il écrit également (là-bas, §4) que ce n’est que de cette manière que l’on évite la transgression de « garde-toi de l’oublier » etc.
Par conséquent, si c’est de cette façon que tu mérites d’acquérir la connaissance de la Torah, heureux es-tu, et ne t’arrête pas.
Et cela, en plus de l’étude elle-même, qui a un grand mérite lorsqu’elle se fait précisément verbalement, avec la bouche.