Jeûne à la suite de la chute d’un Sefer Torah
Question
J’ai été hébergé chez mes parents pendant les fêtes.
J’ai acheté une place dans leur synagogue à cette occasion.
À Sim’hat Torah, j’ai prié avec eux, et un Sefer Torah est tombé de l’Aron Hakodech.
Le Rav de la synagogue a fixé un jour de jeûne, depuis alot hacha’har jusqu’à hatsot, pour « les membres de la communauté et les fidèles réguliers ».
Dois-je participer au jeûne, bien que je ne prie pas là-bas de façon régulière et que je ne sois pas membre de la communauté ?
Si oui, est-il préférable de jeûner jusqu’à tset hakokhavim ?
Y a-t-il des Seli’hot, prières ou coutumes particulières pour ce jeûne ?
Réponse
Bonjour et bénédiction
Du point de vue de la décision du Rav de la synagogue, vous n’êtes pas tenu de jeûner, puisque la disposition a été explicitement établie pour « les membres de la synagogue et les fidèles réguliers ».
Certains ont l’usage de jeûner une journée entière [jusqu’à tset hakokhavim] s’ils ont vu un Sefer Torah tomber, et dans ce cas cela vous concerne également.
Il n’y a pas de Seli’hot ni de coutumes fixes pour ce jeûne. Il faut ajouter dans la prière de Min’ha « Anénou » dans la bénédiction de Choméa Tefila.
S’il y a dix personnes qui jeûnent toute la journée, on lit à Min’ha « ויחל » — « Et il implora », comme pour tout jeûne public.
Source
Magen Avraham, Ora’h ‘Haïm, siman 44, se’if katan 5, rapporte les propos du Michpetei Chmouel. Et conformément à ses propos, la Michna Broura l’a écrit également (siman 40, se’if katan 3).