Honorer un ancien dans un ascenseur ?
Question
Réponse
Shalom ou‑vra’ha
La mitsva de « tu honoreras la présence de l’ancien » ne comprend que le fait de se lever devant lui.
Cette mitsva s’applique en tout endroit où une personne est assise et où le sage ou l’ancien arrive, à l’exception d’un lieu dégradant, comme un bain public.
Il semble que votre question vise la règle expliquée dans la Guemara (Berakhot 47a) : « on honore aux entrées », c’est‑à‑dire que l’on laisse entrer le talmid hakham en premier. Et là‑bas, la Guemara dit que cela ne concerne qu’une entrée où il y a une mézouza, ou « une entrée apte à une mézouza », même si elle n’en a pas, comme les synagogues.
Il ressort de là que dès lors qu’il s’agit d’un endroit honorable, il y a une mitsva de faire passer le sage en premier, à l’exclusion d’un lieu dégradant.
Dès lors, un ascenseur qui, selon de nombreux poskim, est exempt de mézouza, mais qui n’est pas un lieu dégradant, implique une mitsva de laisser le sage y entrer en premier.
Source
Choul’han Aroukh, Yoré Déa, siman 244, saïf 1
C’est un commandement positif de se lever devant tout sage, même s’il n’est pas âgé mais un jeune homme savant, et même s’il n’est pas son maître (du moment qu’il est plus grand que lui et digne que l’on apprenne de lui). Et il y a également un commandement de se lever devant un vieillard aux cheveux blancs, c’est‑à‑dire quelqu’un de soixante‑dix ans (même s’il est am haarets, à condition qu’il ne soit pas méchant).
Talmud de Babylone, traité Berakhot 47a
« On ne rend les honneurs qu’à une entrée où il y a une mézouza ». Là où il y a une mézouza, oui ; là où il n’y en a pas, non. Mais si c’est ainsi, dans une synagogue et une maison d’étude où il n’y a pas de mézouza, ne devrait‑on pas non plus honorer ? Il faut donc dire : à une entrée apte à une mézouza.
Michna Beroura, siman 90, saïf katan 62
On honore à l’entrée de la synagogue afin que le grand personnage y entre en premier, puisqu’elle est apte à une mézouza.