Suicide assisté
Question
Réponse
Shalom !
Merci pour votre question.
La préservation de la vie est une valeur primordiale dans le judaïsme. En fait, sauver une vie, un concept connu sous le nom de "pikuach nefesh", a la priorité sur pratiquement tous les commandements de la Torah. Il est nécessaire de violer les règles du Shabbat, de Yom Kippour et de Pessah si cela est nécessaire pour sauver une vie. La seule exception à cela est un acte de meurtre, d'idolâtrie et d'immoralité, dans lequel il est souvent requis de donner sa vie plutôt que de transgresser ces trois péchés capitaux.
Il est interdit à une personne de prendre sa propre vie. Bien qu'il ne me revienne pas de juger ceux qui traversent des douleurs et des souffrances insupportables, le judaïsme ne cautionne pas le suicide assisté. De plus, il est interdit à une personne d'aider une autre personne à commettre un acte interdit, et cela ne fait pas exception. Nos sages nous enseignent que "Celui qui prend intentionnellement sa vie n'a pas de part dans le monde à venir".
Le judaïsme enseigne que nos corps ne nous appartiennent pas. Nos corps nous sont donnés pour abriter notre âme. Le corps physique est saint, ce qui est l'une des raisons pour lesquelles il est interdit à un Juif de se faire tatouer.
Bien que le suicide assisté soit interdit, il existe certaines situations où l'on n'est pas obligé d'accepter un traitement agressif et prolongateur de vie. Il peut parfois être permis de cesser un tel traitement après qu'il ait commencé, permettant ainsi au corps de suivre naturellement son cours. Ces décisions sur le moment et la manière de poursuivre le traitement doivent être prises avec l'orientation d'un rabbin orthodoxe qui connaît votre cas médical. Nous croyons que la vie est sacrée, accordée par D-ieu, et ne peut être retirée que par D-ieu.