La Mitsva de Consoler les Endeuillés au Détriment de l'Étude de la Torah
Question
Réponse
La mitsva de consoler les endeuillés est un acte de bonté pour les vivants et les morts, et il y a donc une grande mitsva à aller consoler. Cependant, on ne doit pas annuler l'étude de la Torah pour cela, sauf si c'est une consolation qui ne peut être effectuée par d'autres.
Source
Dans la Guemara Sota, page 14a : "Suivez le Seigneur votre Dieu... Le Saint, béni soit-Il, a consolé les endeuillés, comme il est écrit : 'Et il arriva après la mort d'Abraham, que Dieu bénit Isaac son fils', ainsi vous aussi devez consoler les endeuillés."
Cela est également statué par Rambam dans les Lois du Deuil, Chapitre 14, Halakha 1 : "C'est un commandement positif des sages de visiter les malades, consoler les endeuillés, escorter les morts, introduire la mariée, accompagner les invités, et s'occuper de tous les besoins de l'enterrement, porter sur l'épaule, marcher devant lui, faire l'éloge funèbre, creuser et enterrer, ainsi que réjouir la mariée et le marié et les soutenir dans tous leurs besoins. Ce sont des actes de bonté qui n'ont pas de mesure. Bien que tous ces commandements viennent des sages, ils sont inclus dans 'Aime ton prochain comme toi-même', toutes les choses que tu veux que les autres fassent pour toi, fais-les pour ton frère dans la Torah et les commandements."
Dans la Guemara Moed Katan, page 27b : "Rabbi Yehoshua ben Levi n'allait pas à la maison de deuil sauf pour celui qui partait sans enfants, comme il est écrit : 'Pleurez, pleurez pour celui qui part, car il ne reviendra pas et ne verra pas la terre de sa naissance.'"
Cela prouve que bien que la mitsva de consoler les endeuillés soit un acte de bonté, il n'allait pas consoler les endeuillés parce qu'il était occupé par son étude, et il n'allait que lorsqu'une personne mourait sans enfants, et cela nécessitait une grande consolation qui ne pouvait être effectuée par d'autres, et donc il annulait l'étude de la Torah à cause de cela. Comme expliqué dans Moed Katan 9 : une mitsva qui peut être effectuée par d'autres ne prime pas sur l'étude de la Torah.