Réduction sur la location de la salle – à qui appartient‑elle ?
Question
Une famille élargie organise une fête de Hanoucca,
et la charge des frais est répartie entre tous.
La famille m’a envoyée conclure l’accord avec une salle ; j’ai réservé une salle pour 1 000 shekels, et ce montant a convenu à tout le monde.
Ensuite, la propriétaire de la salle m’a dit qu’en raison de sa connaissance personnelle avec moi, et non avec la famille élargie, et en raison de l’amitié entre son fils et mon fils,
je bénéficie d’une réduction de 100 shekels.
Dois‑je demander à la famille 1 000 shekels et garder la réduction pour moi‑même,
puisque la réduction m’est destinée ?
Ou bien, du point de vue de la Halakha, dois‑je transmettre la réduction à la famille élargie qui paie ?
Réponse
Shalom ou‑vra’ha,
Vous pouvez garder la réduction pour vous‑même.
Source
En principe, la réduction appartient à celui qui paie, c’est‑à‑dire à l’envoyeur, et ce n’est pas comme un cadeau donné à l’émissaire. À propos d’un cadeau, il existe une célèbre controverse entre Rachi et le Rif dans la Guémara Kétoubot, et cela est rapporté en Halakha (Choul’han Aroukh, ‘Hoshen Michpat 183, §8) : faut‑il dire que le cadeau est partagé moitié‑moitié parce que l’on ne sait pas à qui il était destiné, ou bien parce que « l’un et l’autre sont cause » (zeh vé‑zeh gorèm). La différence pratique apparaît dans un cas où le donateur connaît l’émissaire et lui accorde spécifiquement à lui la réduction. Toutefois, tout cela concerne une situation où la personne paie avec l’argent de l’envoyeur. Mais lorsqu’il paie avec l’argent de l’émissaire lui‑même, il existe une controverse dans les lois de la chli’hout (mandat) : considère‑t‑on que l’émissaire achète et vend pour le compte de l’envoyeur, ou bien que c’est l’envoyeur lui‑même qui acquiert ? Certains avis estiment que celui qui remet l’argent est celui qui acquiert. L’Igrot Moché écrit que cela reste un doute dans la loi (sfeika dé‑dina). Par conséquent, il en est de même ici : celui qui loue la salle peut dire qu’il loue la salle pour lui‑même, puis qu’il la « reloue » à toute la famille, et il peut donc prendre la réduction pour lui‑même. Tel est, semble‑t‑il, le raisonnement correct.