Prendre de l'argent pour aider un fils à l'insu de sa mère
Question
Bonjour. Un homme est très malade et a besoin de traitements coûteux ; sa mère âgée a beaucoup d'argent, mais on ne l'a pas informée que son fils est malade afin de ne pas l'attrister. Le frère qui gère les fonds de la mère peut-il donner au frère malade de l'argent appartenant à la mère, en avançant que, si elle était au courant, il est raisonnable de supposer qu'elle le lui donnerait ?
Réponse
Chalom et bénédictions.
C'est permis.
Source
Le Chakh, au siman 358, séif katan 1, est en désaccord avec les Tossafot et les Hagahot Ashri, qui écrivent que même si l’on sait avec certitude que, s’il en était informé, le propriétaire accepterait que l’on utilise ses biens et que l’on consomme leurs fruits, cela reste interdit, car nous tranchons que le « yeouch chelo mi-da'at » n’est pas considéré comme un yeouch (renonciation à la propriété). Le Chakh conteste cela et distingue entre un cas de yeouch où la personne se résigne contre son gré et notre cas, où elle y consentirait de son plein gré. Les poskim sont partagés pour savoir si l’on suit l’avis du Chakh même dans une situation où le capital lui-même est entamé ; dans un tel cas, il y a assurément matière à l’indulgence, car la mère aurait, à coup sûr, donné à son fils.