Ouverture d’un compte de trading autonome pour investir dans un fonds commun de placement à l’étranger
Question
Chalom,
Une personne ouvre un compte de trading autonome par l’intermédiaire d’une société d’investissement israélienne et souhaite investir dans un fonds commun de placement à l’étranger qui réplique l’indice S&P 500. Est-ce permis ?
Réponse
Chalom ouvracha,
Il y a ici de sérieux problèmes halakhiques, car il s’agit d’acheter des actions sans aucune surveillance de cacherout, et selon de nombreux poskim, cela touche à de nombreux interdits que transgressent les propriétaires de la société (tels que l’intérêt, la profanation du Chabbat, etc.).
Source
Un fonds commun de placement indiciel est un fonds dans lequel les gérants de portefeuille de la société prennent l’argent des investisseurs et l’investissent pour leur compte selon les critères qui guident le fonds, afin d’obtenir un résultat de « réplication de l’indice ». Il n’est pas correct de considérer cela comme un prêt à intérêt consenti aux gérants du fonds (qui, à l’étranger, sont selon toute vraisemblance pour la plupart non juifs), car ils ne s’engagent pas sur une somme déterminée : ils s’engagent uniquement à investir (contre un salaire), et la somme d’argent obtenue au final est ce que recevront les investisseurs, sans aucun engagement de la part des gérants du fonds. Par conséquent, toutes les problématiques halakhiques habituelles liées à l’achat d’actions et d’obligations problématiques s’appliquent ici. Le fait que le fonds soit situé à l’étranger n’implique pas que les produits dans lesquels il investit se trouvent uniquement à l’étranger : de même qu’en Israël on peut acheter des actions étrangères, de même, à l’étranger, on peut acheter des actions israéliennes. Le fait que le compte de trading soit ouvert auprès d’une société israélienne n’a aucune incidence halakhique sur l’investissement lui‑même et ne nécessite pas de certificat de cacherout.