Recevoir des actions de la banque
Question
Shalom.
La Bank Hapoalim a distribué à ses clients qui remplissent certains critères soit 100 NIS, soit 2 actions de la banque, au choix. Est-il permis de prendre les actions, et n’y a-t-il pas là un problème de ribit (intérêt) ?
Réponse
Shalom ouvraha.
On peut être indulgent et prendre les actions, et il n’y a pas ici de problème de ribit.
Source
Les poskim sont partagés pour savoir si, par l’achat d’une action, on devient propriétaire de la société et, de ce fait, responsable de ce qui s’y fait, ou non. Le principal problème est l’interdit de ribit, qui concerne les détenteurs de capitaux et qui est le cas le plus fréquent. Dans notre cas, on peut être indulgent en se fondant sur le fait que deux actions de la Bank Hapoalim, d’une valeur d’environ 130 NIS, ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan par rapport à l’ensemble de la banque, et l’on peut considérer qu’une telle quantité ne confère pas le statut de propriétaire. De plus, la banque dispose d’un héter iska qui couvre la plupart des transactions, ce qui permet d’être indulgent.
En ce qui concerne l’interdit de ribit, en principe il y a bien ici un cas de ribit meouhérèt (intérêt différé), car l’un des critères était de détenir un solde de 1 000 NIS à des dates déterminées dans le passé. Un solde sur un compte bancaire constitue un prêt à la banque, et recevoir un cadeau en contrepartie est donc considéré comme du ribit meouhérèt, défini comme interdit au siman 160. Néanmoins, dans ce cas, le héter iska est efficace. Voir aussi ‘Havvat Da’at, siman 166, séif katan 1.