Paiement à l’ambulance pour l’évacuation d’un élève ivre
Question
Chalom.
Un garçon a collecté de l’argent à Pourim pour les besoins de la yechiva et a bu du vin dans le cadre de cette collecte. Le garçon s’est enivré et a été évacué à l’hôpital, et maintenant le Magen David Adom réclame 600 NIS pour l’évacuation. Est-il possible de prendre cet argent sur les fonds de la yechiva ?
Réponse
Chalom ouvracha.
Si la yechiva, lorsqu’elle envoie des élèves collecter des fonds, compte sur le fait qu’ils boiront du vin, même à un niveau tel qu’il est possible qu’ils aient besoin d’être évacués à l’hôpital, on peut alors prélever cette somme sur les fonds de la yechiva. Mais si, du point de vue de la yechiva, il n’y a aucune raison de boire du vin à un tel degré, il a agi de sa propre initiative, et il n’est pas juste de prendre cet argent sur les fonds de la yechiva.
Source
Dans le siman 176, il y a une contradiction apparente dans les propos du Rama. Au sé’if 12, le Rama écrit que s’ils étaient associés dans un acte de vol et qu’ensuite une fausse accusation (alila) est tombée sur l’un d’eux, la perte est partagée entre eux. Et au sé’if 48, le Rama écrit que si un émissaire est parti pour le compte de celui qui l’a mandaté et qu’il a été arrêté, l’expéditeur n’est pas tenu de le racheter (et certains disent que si l’émissaire agissait bénévolement, l’expéditeur est tenu en vertu des lois relatives au « shoel », mais le Taz statue qu’il est exempt ; voyez là‑bas dans le Pit’heï Teshouva, sous‑paragraphe 36). Et le Pit’heï Teshouva, sous‑paragraphe 35, rapporte le Hatam Sofer qui pose la question de cette contradiction et la résout en distinguant entre un cas où, dès le départ, ils se sont associés dans une affaire où il y avait un risque de dommage, et alors ils se sont associés en sachant que tous deux partageraient les pertes, et une situation où le dommage, même s’il est survenu à cause de l’association, n’était pas prévisible, et celui qui a été lésé doit supporter seul la perte. C’est pourquoi, si la situation est telle qu’il y a toujours des élèves qui doivent être évacués à l’hôpital ou presque, la yechiva doit payer ; sinon, non.