Une blessure à l'endroit de l'examen
Question
Chalom Kavod haRav,
Ma femme, qu’elle vive longtemps, vient d’accoucher. Elle a commencé à faire les vérifications internes (bedikot) pour le hefsek tahara et pour les sept jours propres, et on y a vu un aspect rougeâtre.
Mais elle dit qu’elle sent que cela provient d’une blessure à l’entrée de l’endroit (le vagin). Je lui ai dit d’essayer d’éviter le point où elle ressent la blessure. Et en effet, le tissu est sorti propre. Cependant, elle dit que l’endroit est très contracté et qu’elle n’a pas réussi à introduire le doigt très profondément. Est‑ce valable, et peut‑on se fier à ces vérifications pour le hefsek tahara et pour les sept jours propres ?
Elle demande aussi s’il est possible de prendre en compte la vérification qu’elle a faite la veille, où l’on voit un aspect rouge précisément au point où se trouve la blessure, et de s’y fier pour le hefsek tahara. Elle a fait deux vérifications, et sur les deux apparaît exactement au même endroit un aspect rouge, et tout le reste est propre. Ce n’est que le lendemain que je lui ai dit d’éviter le point de la blessure, et c’est sorti propre.
De plus, comme il y a une blessure, je lui ai dit de ne pas porter de sous‑vêtements blancs. Ai‑je eu raison, est‑ce correct ?
Et si ce n’est pas le cas, y a‑t‑il un moyen d’éviter d’aller chez une bodeket (examinatrice) ? Elle ne veut vraiment pas y aller. Il y a quelques années, il y a eu une situation semblable, et je lui ai dit de placer un tissu sur la zone de la blessure et d’introduire un autre tissu pour faire la vérification interne. Et cela s’est bien passé.
À l’époque, j’en avais parlé avec un rabbin que, malheureusement, nous avons depuis perdu, et il avait dit que c’était très bien. Je ne veux pas trancher seul. Est‑ce permis d’agir ainsi ?
Yechèr koa’h.
Réponse
Chalom ou‑vracha,
a. On ne peut pas s’appuyer sur un hefsek tahara sur lequel il y a un point de sang, même si nous savons avec certitude que la cause est une blessure.
b. Ce qu’elle a réussi à introduire (doigt/tissu) est valable et est considéré comme une vérification (bedika) valide.
c. Si la blessure saigne d’elle‑même, il n’est pas nécessaire qu’elle porte des sous‑vêtements blancs.
d. Il est certainement efficace qu’elle couvre l’endroit de la blessure avec du papier ou du coton/une compresse, puis qu’elle fasse la vérification normalement, aussi bien pour le hefsek tahara que pour les autres sept jours propres.
Commentaires
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