Cannibalisme : Manger des gens
Question
Réponse
Shalom !
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En effet, selon de nombreuses autorités halachiques, il n'y a pas de véritable interdiction de consommer de la chair humaine ou ses dérivés. En fait, il est essentiellement permis de consommer du sang humain. Par exemple, une personne dont la bouche saigne est autorisée à avaler le sang (bien que nous ne buvions pas de sang humain qui a quitté le corps de peur qu'il ne semble que l'on consomme du sang interdit).
D'autres autorités ne sont pas d'accord et statuent que consommer de la chair humaine est interdit par la loi de la Torah et est dérivé d'un verset dans la Torah. Dieu a ordonné à Adam de suivre un régime végétarien, et il en fut ainsi jusqu'à l'épisode du Déluge. Après le Déluge, Dieu a dit à Noé que remess (les animaux) étaient désormais autorisés à être consommés. Remess est un terme qui se réfère aux animaux des champs, impliquant ainsi que les non-remess (c'est-à-dire les humains) ne peuvent pas être consommés. Comme l'écrit le Rambam :
La chair humaine est interdite… La Torah énumère sept espèces d' animaux, à propos desquels il est dit : « Ce sont les animaux que vous pouvez manger. » Cela implique que tout le reste ne peut pas être mangé. Et une interdiction dérivée d'un commandement positif est un commandement positif en soi.
Il existe également un avis selon lequel l'interdiction du cannibalisme est une institution des rabbins. De même, consommer un être humain qui est mort serait de toute façon interdit en vertu de l'interdiction de tirer un quelconque bénéfice des morts.
Bien que la véritable source de l'interdiction de consommer de la chair humaine puisse faire l'objet de débats, il est unanime qu'il est interdit de le faire. Bien sûr, il est permis de consommer quoi que ce soit dans des circonstances extrêmes, comme pour sauver sa vie.
Source
Ramban, Vayikra 11:3; Bechorot 5b; Ketubot 60a (Ramban, Ritva, Ran); Rambam, Hilchot Ma’achalot Assurot 2:3, 3:4; Teshuvot Harashba 1:364; YD 66:10 .