Bishul Akoum (cuisson d'un non-Juif) avec un auxiliaire de vie
Question
Comment un auxiliaire de vie à domicile non-Juif peut cuisiner, dans le cadre des soins à une personne malade, du point de vue de l’interdit de Bishul Akoum ?
Réponse
Shalom Ouvrakha,
Tel que la question est formulée (ndlr : elle a été reformulée ici) — « comment peut-on cuisiner pour un employé étranger » — il n’y a ici aucune question ni sujet à discuter, car cuisiner pour les besoins d’un non-Juif est permis et n’entre pas dans l’interdit de « Bishul Akoum ».
Je suppose que la question que vous vouliez poser est la suivante : « Comment un employé étranger peut-il cuisiner pour une personne malade sans qu’il y ait de problème de Bishul Akoum ? » Cette question comporte de nombreux détails halakhiques, et je répondrai de manière générale et brève :
1. Selon l’opinion de Maran Ha-Choulhan Aroukh, il est permis à un non-Juif de cuisiner si le Juif place la marmite sur le feu allumé, car c’est là l’essentiel de « l’acte de cuisson ». Selon le Rama, on peut être plus indulgent : il suffit que le Juif allume le feu, et le non-Juif peut ensuite placer l’aliment sur la flamme.
2. L’interdit de Bishul Akoum ne s’applique qu’à un aliment qui ne se mange pas cru.
3. L’interdit de Bishul Akoum ne s’applique qu’à un mets respectable ; en revanche, un aliment simple et peu considéré est permis.
Source
Choulhan Aroukh, Yoré Déa, siman 113