Jeûne de Yom Kippour — grossesse avec difficultés
Question
Bonjour Rav
Excusez-moi pour l’heure tardive
Ma femme, Baroukh Hashem, est enceinte. Elle a déjà été enceinte deux fois par le passé à Yom Kippour, et on lui avait permis de boire par Shiourim (petites quantités halakhiques - préférable dans les cas de force majeure) , car le manque d’hydratation lui provoque des contractions prématurées.
Cette fois-ci, il s’agit d’une grossesse après une fausse couche, et pendant cette grossesse, lorsqu’elle ne mange pas pendant un certain temps, elle se sent immédiatement mal : faiblesse, nausées, et il lui faut énormément de temps pour se remettre. Cela lui provoque aussi du stress et une pression psychologique, dans un état psychique fragile à cause de la grossesse. De manière générale, lorsqu’elle fait un petit effort ou reste debout une demi-heure ou plus, elle sent immédiatement qu’elle doit s’allonger et se reposer. Elle ne cherche pas à ne pas jeûner ; elle veut savoir quoi faire dans le cas où elle se sentirait mal. Elle sera seule à la maison avec les 3 petites filles pendant tout Yom Kippour, sans aide. Elle est à la 19e semaine. Merci.
(7e grossesse)
Réponse
Shalom Ouvra'ha,
Il y a ici plusieurs aspects :
Concernant le fait que le jeûne lui provoque des contractions prématurées : dès que les contractions commencent, elle doit boire afin de les calmer. Il faut commencer par des « Shiourim », c’est-à-dire 40 cm³ une fois toutes les 9 minutes. Et si cela ne calme pas les contractions, elle doit boire une grande quantité jusqu’à ce que les contractions s’arrêtent.
Concernant l’état psychique : vous n’avez pas expliqué précisément ce que cet état entraîne. S’il s’agit d’une difficulté psychique significative — nécessitant un traitement médicamenteux — elle est dispensée de jeûner selon la Halakha, et elle ne jeûnera que dans la mesure où elle en est capable. S’il s’agit d’une légère faiblesse psychique due à la grossesse, il faut examiner la situation. Si cela l’affaiblit de manière significative, il faut permettre de boire par « Shiourim » [selon la mesure mentionnée ci-dessus].
Dans tous les cas, elle doit bien se reposer, ne pas faire d’efforts, et vous devez vous abstenir d’aller prier afin de lui permettre de jeûner correctement et sereinement.