Ordures le Chabbat, prière en fin de temps, eau d’un climatiseur, couverture le Chabbat
Question
Chalom Rav.
1. Concernant le fait de jeter les ordures le Chabbat : en pratique, est‑ce permis ou non ? (Je serais heureux de détails, par exemple s’il est permis de jeter le sac en plastique de la table après le repas de Chabbat, etc.).
2. Si une personne commence à prier alors qu’il est très proche de la fin du temps de la prière, que doit‑elle faire ? Doit‑elle se hâter dans la Amida afin de terminer toutes les bénédictions avant la fin du temps, ou suffit‑il qu’elle commence seulement la Amida avant la fin du temps ?
3. S’il y a des gouttes qui tombent d’un climatiseur, est‑il permis de prendre un seau, de le placer en dessous, et chaque fois qu’il se remplit de le vider, etc., et n’y a‑t‑il pas de problème de mouqtsé en le déplaçant (puisque cette eau est nolad) ?
4. Est‑il permis de se couvrir avec une couverture ou autre chose le Chabbat, et n’y a‑t‑il pas un problème de faire un ohel (tente) ?
Réponse
Chalom et bénédictions.
1. Les ordures sont mouqtsé. Lorsque la poubelle est pleine ou dégage une mauvaise odeur et se trouve dans un lieu d’habitation, il est permis de la vider en vertu de la règle de « graf chel réï ». De même, toute saleté ou détritus se trouvant à un endroit où cela gêne la personne, par exemple sur la table ou par terre, peut être enlevé pour cette raison.
2. Il faut terminer toute la prière à l’intérieur du temps halakhique fixé pour cette prière.
3. Il est interdit de placer le seau, car l’eau est mouqtsé en tant que « nolad », et l’on fait ainsi perdre au récipient son usage habituel (« mevatel kli méhekhano »). Toutefois, il existe une solution : placer un objet permis à l’intérieur du seau avant de le mettre sous les gouttes. Le seau devient alors un support à la fois pour un élément permis et pour un élément interdit, et l’élément permis est considéré comme prépondérant [puisque cette eau n’a pas de valeur].
4. C’est permis. Un ohel (structure en forme de tente) qui est tenu par la main de la personne n’est pas considéré comme un ohel.