Birkat Hamazon : Bénédiction pour l'hôte
Question
Réponse
Shalom!
Merci pour votre question.
Un invité est tenu de bénir son hôte après avoir mangé un repas dans le cadre du Birkat Hamazon. Cette obligation est dérivée du même verset qui nous oblige à réciter le Birkat Hamazon : « V’achalta v’savata u’verachta et Hashem Elokecha… ». Il est expliqué qu'en plus de devoir bénir Dieu après avoir mangé un repas, le mot « et » nous enseigne que l'on doit également bénir l'hôte qui a fourni le repas.
Il est courant de ne réciter qu'une brève bénédiction pour un hôte, bien que le Talmud impose une bénédiction plus longue. La plupart des autorités désapprouvent cette pratique et exhortent fortement à réciter la version qui apparaît dans le Talmud, qui est en réalité une combinaison de différentes versions de la prière écrites par différents sages. L'hôte doit répondre « amen » après qu'un invité l'ait béni.
Chaque invité doit réciter la bénédiction pour l'hôte, quel que soit le nombre d'invités présents. Lorsqu'il y a plus d'un hôte, la bénédiction doit être récitée au pluriel. Un invité ne doit pas refuser l'honneur de diriger le Birkat Hamazon. Celui qui paie pour son repas n'est pas considéré comme un invité et n'est pas vraiment tenu de bénir l'hôte. On peut bénir l'hôte même s'il n'est pas présent.
Source
OC 201 avec commentaires ; Sefer Hamanhig, Seuda 15 ; Rokei’ach 315 ; Smag 27 ; Machzor Vitri 53 ; Abudraham, Birkat Hamazon