Amen au Kaddish par téléphone
Question
Réponse
Bonjour Rav
Elle peut répondre amen.
Source
Dans la Guemara (Soukka 51b), il est dit qu'à Alexandrie d'Égypte, il y avait une si grande synagogue qu'ils ne pouvaient pas entendre la voix de l'émissaire public, et quand il était temps de répondre amen, ils agitaient un tissu, et ainsi les gens savaient quand répondre amen. Les Tossafot ont écrit que cela n'est pas considéré comme un amen orphelin, car tout le monde savait à quelle bénédiction ils répondaient, et seulement n'entendaient pas la bénédiction. De là, il en découle que celui qui entend le Kaddish par téléphone peut répondre amen.
[Cependant, certains ont écrit que puisque l'interruption entre la synagogue et le répondeur est due à des impuretés et des toilettes, on ne peut pas répondre amen à nouveau. Comme écrit dans le Choulhan Aroukh Orach Haïm, siman 55, paragraphe 20 : "Si dix personnes sont à un endroit et disent le Kaddish et la Kedusha, même celui qui n'est pas avec eux peut répondre. Et certains disent qu'il ne doit pas y avoir d'interruption d'impureté ou d'idolâtrie." Cependant, la Michna Beroura là-bas, s.k. 62, a écrit qu'on peut être indulgent dans le Kaddish et la Kedusha pour répondre même s'il y a une interruption d'impuretés. De plus, cela n'est pas si similaire à la règle du Choulhan Aroukh car, au téléphone, il n'y a pas d'interruption entre l'écoute et l'auditeur, mais seulement entre celui qui a dit le Kaddish et l'auditeur, et ce n'est pas si similaire à ce que le Choulhan Aroukh a écrit, qu'on entend de la personne elle-même à distance et qu'il y a une interruption d'impuretés entre eux].